Red Bull, la machine à broyer les pilotes : Tsunoda avoue sa défaite
Yuki Tsunoda a vécu un calvaire en 2025. L'équipier de Max Verstappen a terminé 17e du championnat, un camouflet historique pour un pilote de l'écurie championne du monde. Le Japonais a fini par reconnaître son impuissance face à la RB21, cette monstrueuse machine taillée pour un seul homme.
Pendant que Verstappen empilait huit victoires et 385 points, Tsunoda grattait 30 malheureux points et une sixième place à Bakou comme meilleur résultat. Jamais sur le podium. Jamais vraiment dans le coup. La sentence est tombée au Qatar : il devient réserviste en 2026. Une éviction vécue comme une délivrance, dit-il. Ben voyons.
Pourquoi Tsunoda n'a jamais compris la Red Bull RB21
Le pilote nippon l'admet sans détour : même après Abu Dhabi, il ne savait toujours pas quel type de voiture il pilotait. « Je ne comprends toujours pas quel était le problème », confie-t-il dans le podcast Beyond The Grid. Une déclaration qui en dit long sur la complexité de cette monoplace au comportement erratique.
Tsunoda a perdu confiance. Lui qui se vantait de s'adapter à tout a buté sur un mur invisible. La RB21 est une bête capricieuse, taillée sur mesure pour le quadruple champion du monde. Les autres n'ont qu'à bien se tenir.
La grosse erreur de Tsunoda : copier les réglages de Verstappen
Le Japonais reconnaît sa faute. Pour tenter de dompter la bête, il a copié les réglages de son équipier. Une erreur fatale. « Même lorsque je sentais que la voiture était très survireuse, les réglages de Max rendaient théoriquement la voiture encore plus difficile », avoue-t-il. Résultat : il a empiré son propre cas.
Tsunoda a refusé de changer son style de pilotage par ego, puis a tenté d'imiter Verstappen. Les deux approches ont échoué. Il est resté dans le fossé, spectateur de la domination de son équipier.
« J'ai suffisamment d'ego pour ne pas changer mon style de pilotage », a admis Tsunoda.
Verstappen, un pilote d'exception qui écrase tout sur son passage
Alexander Albon, l'ancien coéquipier du Néerlandais, avait déjà décrit l'expérience : piloter une voiture réglée pour Verstappen, c'est comme « augmenter complètement la sensibilité d'un jeu vidéo et bouger la souris : elle traverse l'écran dans tous les sens ». Une métaphore parlante.
Tsunoda nuance : la RB21 n'était pas aussi extrême que les anciennes Red Bull. Mais il reconnaît la supériorité de Verstappen dans la lecture des réactions de la voiture. Le champion détecte les mouvements de sa monoplace plus vite que quiconque et les exploite au maximum. Du grand art.
Tsunoda soulagé d'être écarté : l'aveu d'un homme brisé
L'annonce de son éviction au Qatar a été un choc, mais aussi un soulagement. « Mon cœur me disait simplement : d'accord, maintenant je peux me détendre », confie le Japonais. La pression était devenue insoutenable. Il s'est battu comme jamais, mais n'a rien pu faire face à la machine Red Bull.
Une saison cauchemardesque qui confirme une vérité : la Red Bull est un bastion imprenable, réservé à son maître absolu. Les autres n'y laissent que des plumes. Tout le monde sait que cette écurie est une armée à un seul général. Et Tsunoda, lui, a fini par baisser les armes.
La leçon est simple : on ne copie pas un champion. On ne dompte pas une bête sauvage avec les recettes d'un autre. Yuki Tsunoda l'a appris à ses dépens. Et la Formule 1, elle, continue de tourner autour de son étoile hollandaise.