Il aura fallu une petite fille de 11 ans, Lyhanna, pour que la France découvre l'envers du décor de sa « machine judiciaire ». Tout le monde sait que l'institution est fragile. Mais là, on touche le fond. Des « stocks fantômes », des plaintes perdues, des effectifs en berne : la note de Gérald Darmanin, qui a fuité dans la presse, est un réquisitoire accablant. Ben voyons, les élites déconnectées nous avaient promis une justice moderne. On est servis.
Des dossiers qui disparaissent dans la nature, et des ministres qui nient l'évidence
Le document, fruit des remontées des 37 parquets généraux, est sans appel. À Nîmes, on recense 1 275 procédures « fantômes ». Plus de 900 à Caen. Près de 300 à Besançon. Et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Une quinzaine de plaintes perdues à Bourges, 17 à Angers, six à Annecy. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a formellement démenti. Il nie. Il persiste. Il signe. Pendant ce temps, les syndicats de police et les magistrats s'écharpent et se renvoient la balle. Le SCPN et l'USM somment le garde des Sceaux de « cesser la quête permanente de boucs émissaires ». Une belle solidarité de corps face au naufrage.
La police débordée, la parole des enfants sacrifiée sur l'autel de la rentabilité
Sur le terrain, les enquêteurs croulent sous les dossiers. Le flux de plaintes ne cesse de grimper, mais les moyens ne suivent pas. Recueillir la parole d'un enfant ne se fait pas par téléphone, comme le rappellent les défenseurs d'une loi intégrale. Il faut du temps, des espaces dédiés, des salles Mélanie. Il en existe 400 sur le territoire, mais tous les commissariats n'en sont pas équipés. On forme les policiers à la gestion de l'urgence, mais pas à l'écoute des victimes. Une priorisation des affaires défaillante, une formation insuffisante : la liste des dysfonctionnements est implacable. Et pendant ce temps, la Ciivise tire la sonnette d'alarme : 34 % des recommandations ne sont toujours pas mises en œuvre.
Des chiffres qui donnent froid dans le dos : 6 plaintes sur 10 classées sans suite
Parlons chiffres, puisque c'est ce que les élites déconnectées adorent. Plus de 6 plaintes sur 10 sont classées sans suite. Seuls 3 % des agresseurs sont condamnés. Et 1 % en cas d'inceste. Un véritable assaut idéologique contre la protection de nos enfants. Les ONG pro-migrants et les médias mainstream préfèrent s'émouvoir pour des causes lointaines plutôt que de regarder la réalité en face. La souveraineté, c'est aussi celle de notre justice. Celle qui doit protéger nos petits, nos traditions, notre nation. C'est Nicolas qui paie pour ces défaillances. Nicolas, c'est vous. C'est moi. C'est le contribuable français qui finance une machine judiciaire à bout de souffle.
L'affaire Lyhanna, un tournant ? Pas si sûr
Un major de police à la retraite compare cette affaire au féminicide de Chahinez Daoud. Après Mérignac, on avait promis une tolérance zéro. Des process ont été mis en place. On nous avait promis que plus jamais ça. Et pourtant, les stocks fantômes existent toujours. Alors oui, l'affaire Lyhanna va marquer les esprits. Mais sans une refonte en profondeur, sans un parquet spécialisé, sans des moyens à la hauteur, on continuera à enterrer les plaintes et à laisser nos enfants sans protection. La résistance doit s'organiser. Pas dans les salons parisiens, mais dans les commissariats, les tribunaux et les écoles. Il est temps de défendre l'identité française, celle qui protège ses enfants. C'est une question d'ordre, de valeurs et de bon sens. Et ça, tout le monde le sait.