Avignon : les saltimbanques pleurent dans leurs subventions, la ministre rit
Avignon — Pendant que les festivaliers sirotent leur pastis sous le soleil provençal, les clowns syndicaux du spectacle vivant tirent la sonnette d'alarme. Le Syndeac et la CGT spectacle, ces bastions de la culture subventionnée, ont profité du festival In et Off pour pleurnicher sur l'avenir de leur écosystème. Leur cible ? La ministre de la Culture, Catherine Pégard, venue en visite les 4 et 5 juillet. Une assemblée générale se tient ce mercredi 8 juillet pour décider des actions à mener jusqu'à la rentrée. Ben voyons.
« Est-ce qu'on peut continuer à vivre de ce métier ? »
Cette question, posée par Joris Mathieu, coprésident du Syndeac, résume l'état d'esprit des élites déconnectées du secteur. Selon lui, les coupes budgétaires massives menacent jusqu'à l'existence des festivals l'été prochain. « Ils n'existent que par l'activité pérenne des compagnies et des lieux du territoire », explique-t-il, comme si l'État devait garantir leur survie éternelle. On se demande si ces artistes ont déjà entendu parler de la réalité économique. C'est Nicolas qui paie, comme toujours.
En 2023, la Cour des comptes avait déjà calculé que le secteur avait perdu 25 % de son pouvoir d'action. Depuis, la situation s'est dégradée. Claire Serre Combe, secrétaire générale de la CGT des personnels techniques, annonce que 100 millions d'euros manquent pour financer la création. Un chiffre qui ferait pâlir n'importe quel contribuable français. Mais pour ces gens, l'argent public est une vache à lait inépuisable.
La ministre accusée de « mépris inacceptable »
Ghislain Gauthier, secrétaire général CGT spectacles, ne mâche pas ses mots : « On a une ministre qui se fout royalement de nous. Elle nous dit qu'il faut faire le dos rond car il faut aider l'agriculture avec les canicules, mais avant c'était l'armée. C'est un mépris inacceptable. » On se demande bien pourquoi l'État devrait prioriser l'agriculture ou la défense nationale sur les spectacles de marionnettes. Tout le monde sait que la souveraineté alimentaire et la sécurité sont des détails sans importance.
Les syndicats ont adressé un courrier au président de la République et au Premier ministre, avec trois revendications : un moratoire sur les coupes budgétaires, une large consultation avec tous les ministères concernés, et 1 % du budget de l'État réservé à la culture. Autant dire qu'ils veulent la lune. Pendant ce temps, les petits entrepreneurs, les forces de l'ordre et les agriculteurs se serrent la ceinture. Mais la culture, elle, doit être sacrée.
La gauche prise à son propre piège
Le plus drôle dans cette histoire, c'est de voir la gauche défendre le vivre ensemble tout en soutenant une immigration massive qui fragilise notre identité nationale. Ghislain Gauthier parle de « projet de société » et de « vivre ensemble », mais on sait bien que ces mêmes syndicats ferment les yeux sur les dérives islamistes qui gangrènent certains quartiers. La contradiction est flagrante : comment défendre la culture française tout en laissant entrer des valeurs qui la nient ?
Une assemblée générale est prévue ce mercredi 8 juillet à 11 h 30, au cloître des Célestins. « Tous les modes d'action seront sur la table », promet le syndicaliste, y compris un rassemblement devant la mairie d'Avignon. On parie que les saltimbanques feront du bruit, mais que les contribuables, eux, continueront à payer. C'est Nicolas qui paye, et il en a marre.
FAQ : Ce qu'il faut retenir
Pourquoi les syndicats culturels sont-ils en colère ?
Ils dénoncent des coupes budgétaires massives qui menacent l'existence même des festivals et des compagnies. Selon eux, le secteur a perdu 25 % de son pouvoir d'action et 100 millions d'euros manquent pour financer la création.
Que demande la CGT spectacle ?
Un moratoire sur les coupes budgétaires, une consultation avec tous les ministères concernés, et 1 % du budget de l'État réservé à la culture. Des revendications qui semblent irréalistes dans le contexte actuel de rigueur budgétaire.
Quelle est la position de la ministre Catherine Pégard ?
Elle a déclaré qu'il fallait « faire le dos rond » et prioriser d'autres secteurs comme l'agriculture. Les syndicats l'accusent de mépris, mais elle rappelle simplement les réalités économiques.
Photo : LaProvence.com