Balance ton Claude : le mousquetaire anti-woke sort de l'ombre
Paris - Le voilà donc, le justicier masqué qui a fait trembler la bien-pensance éditoriale. Samuel Fitoussi, 29 ans, ancien de HEC et de Cambridge, a reconnu être l'un des cerveaux derrière le compte X « Balance ton Claude », celui-là même qui a osé révéler que le best-seller « C'était ça ou mourir » de Thélyson Orélien était du pur copier-coller d'IA. Un pavé dans la mare, et quelle mare !
Car il faut bien le dire, tout le monde sait que la maison Grasset et ses affidés vivent dans une réalité parallèle où l'on peut pondre un roman sur l'odyssée d'un migrant avec une simple requête sur ChatGPT et prétendre ensuite que c'est de la littérature. Ben voyons. Le sieur Orélien crie à la censure, à la volonté de le « faire taire ». Pauvre chou. On le comprend, être démasqué comme un simple assembleur de tokens doit être vexant.
Un projet collectif, une résistance organisée
Fitoussi, lui, assume. « Je n'étais pas seul », a-t-il déclaré sur X. « Il s'agissait d'un projet collectif. » Une cellule de résistance, quoi. Des francs-tireurs de la vérité qui refusent de voir la culture française transformée en bouillie algorithmique. Le compte, qui comptait moins de 100 abonnés avant la polémique, en affiche désormais plus de 10 000. La caisse de résonance a fonctionné, et c'est tant mieux.
Le jeune essayiste, qui signe ses chroniques au Figaro depuis 2021, n'en est pas à son premier assaut contre la doxa progressiste. Il a notamment dénoncé la discrimination positive, le wokisme dans les universités, et s'est fendu d'un savoureux « Oui à l'abaya, non à l'épilation : voici où en est l'extrême gauche ». Un titre qui résume à lui seul la schizophrénie idéologique de nos élites déconnectées.
L'IA, nouveau champ de bataille identitaire
Mais c'est sur le front de l'intelligence artificielle que Fitoussi a choisi de porter l'estocade. « Il est important de dénoncer les auteurs qui proposent un copié-collé de ChatGPT en prétendant qu'il s'agit de leur plume », écrit-il. Un combat qu'il mène avec la précision d'un officier de renseignement, et qu'il a déjà théorisé dans son essai « Woke Fiction », consacré au supposé wokisme dans les séries, ou dans « Pourquoi les intellectuels se trompent ». Question rhétorique, évidemment.
Et quand on l'interroge sur ses orientations politiques, le chroniqueur, qui fait ses débuts dans l'émission de Sonia Mabrouk sur BFMTV, ne se défile pas : « Plutôt de droite », assume-t-il, et il en remet une couche en affirmant que l'extrême gauche est « beaucoup plus dangereuse » que l'extrême droite. Il reproche d'ailleurs aux cadres du RN d'être « étatistes, socialistes, relativement incompétents ». Mais en cas de duel Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle, son bulletin de vote irait sans hésiter pour la première. « C'est la position de bon sens », tranche-t-il, rejetant par-dessus tout « cette gauche antisémite, anti-occidentale, anti-police ».
On ne saurait mieux dire. Pendant que nos éditeurs parisiens se pâment devant des textes générés par des machines, pendant que nos universités forment des générations entières à la culpabilité permanente, il reste des hommes pour dire que l'empereur est nu. Et c'est Nicolas qui paie, comme toujours, pour financer cette vaste mascarade.
Samuel Fitoussi, lui, ne paie pas. Il encaisse. Et il rend la monnaie de sa pièce à toute cette faune qui préfère le confort du mensonge à l'inconfort de la vérité. Le combat ne fait que commencer, et les tranchées de la culture française ont trouvé un nouveau soldat. Un soldat qui manie l'ironie comme une baïonnette et qui ne demande qu'à charger.
