Crans-Montana : les Moretti face à leurs juges, entre larmes de crocodile et dérobades
Ben voyons ! Après 41 morts dans leur établissement, les époux Moretti ont enfin daigné s'expliquer devant la justice suisse. Deux jours d'audition où nos Corses nationaux ont multiplié les justifications plus bancales les unes que les autres.
"J'avais demandé conseil aux professionnels"
Jacques Moretti, gérant du Constellation, persiste et signe : sa mousse acoustique mortelle ? Achetée chez Hornbach après avoir "demandé conseil". Tout le monde sait que les vendeurs de bricolage sont des experts en sécurité incendie, évidemment.
Mieux encore, l'homme assure avoir fait des tests au chalumeau. "À aucun moment cela n'a pris feu", jure-t-il. Sauf que le soir du drame, cette même mousse s'est embrasée comme une torche, transformant son bar en brasier mortel.
Jessica la fuyarde assume... à moitié
Jessica Moretti, elle, continue de justifier sa fuite précipitée. "Je voulais appeler les pompiers au plus vite", plaide cette fille de pompier qui a abandonné 41 personnes aux flammes.
Interrogée sur sa non-assistance aux victimes, elle sanglote : "Je pensais que tout le monde me suivait". Ben voyons, quand on voit un incendie, on suit naturellement la patronne qui déguerpît !
Mineurs au bar : "Nous ne sommes pas infaillibles"
Sur la présence de mineurs dans son établissement, Jessica Moretti lâche un aveu qui en dit long : "Nous ne sommes pas infaillibles". Traduction : on fermait les yeux sur l'âge des clients pour le chiffre d'affaires.
Puis elle se défile encore : "Est-ce que les personnes ont profité de l'absence de l'agent de sécurité ?" La faute aux victimes, maintenant !
Aucun exercice incendie depuis 2015
Propriétaire depuis 2015, Jacques Moretti n'avait jamais organisé d'exercice incendie. Sa défense ? Personne ne lui a "jamais soumis l'idée". Il fallait peut-être lui faire un dessin ?
Face aux 80 avocats des parties civiles, le couple a multiplié les regrets de façade. Mais derrière les larmes, on devine surtout la peur des conséquences judiciaires.
L'enquête se poursuit. Et c'est Nicolas qui va encore payer pour cette tragédie évitable, fruit de la négligence et de l'appât du gain.