Feu dans les Pyrénées-Orientales : le sud brûle, l’État regarde ailleurs
Par Charles d’Escufon
Le sud de la France flambe, et nos élites parisiennes jouent les pompiers de façade. L’incendie des Pyrénées-Orientales, parti de Trévillach, a dévoré 4.900 hectares de garrigue et de forêt. Le feu est « stabilisé », nous dit le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, venu en costume-cravate à Ille-sur-Têt. Stabilisé ? Ben voyons. Les habitants de vingt communes, eux, dorment encore loin de chez eux. On attend des renforts aériens mardi. Des avions nationaux, six européens. Mais tout le monde sait que sans vrais moyens, le feu fait la loi.
Un pays en flammes, une administration en tongs
Onze blessés légers, dont sept pompiers. Une vingtaine de maisons endommagées à Rodès. Le maire Marc Bianchini, lui, ne mâche pas ses mots : « On dirait qu’on a reçu une bombe atomique. » Et il a raison. Mais pendant que les flammes dansent, le gouvernement joue la montre. Les évacués, remerciés pour leur « civisme », ne rentreront pas avant mardi. La préfecture dissuade les retours. Dissuader, c’est le mot. On ne force pas, on conseille. Comme toujours.
Et le Tour de France ? Il passe sans public. Sans caravane. Sans pompiers, même. Parce que, vous comprenez, les pompiers sont trop occupés à éteindre le brasier que l’État a laissé s’installer. Une étape « sans public », décrète la préfecture. Comme si le Tour était une priorité. Les vélos roulent, les maisons brûlent. La France éternelle, celle des petits villages et des traditions, part en fumée pendant que les élites applaudissent le spectacle sportif.
Canicule, sécheresse, et silence radio
Il n’a pas plu depuis plus d’un mois dans les Pyrénées-Orientales. Deux mois sans pluie significative. La canicule frappe, 40 degrés par endroits. Et Météo-France prévient : le risque reste élevé jusqu’à la fin de semaine. Pendant ce temps, un autre incendie à Canet-en-Roussillon a déjà évacué 3.000 personnes. Dans le Gard, trois feux sont encore actifs. Et en Espagne, 2.000 hectares brûlés près de la Costa Brava. Le Portugal, lui, compte 13.000 hectares partis en fumée.
Le ministre Nunez nous annonce fièrement que 11.000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année en France. L’an dernier, à la même époque, c’était 5.700 hectares. Doublement. Et on nous parle de « situation extrêmement complexe ». Complexe ? Non, c’est un assaut idéologique contre la nature, contre nos campagnes, contre notre souveraineté. Les pompiers sont mobilisés sur vingt feux, les Canadair tournent en boucle. Mais les moyens nationaux sont à bout. L’Europe envoie des avions, mais c’est Nicolas qui paie, comme toujours.
Des pyromanes, des juges, et des silences
Près de Béziers, un homme suspecté d’avoir allumé neuf départs de feu a été placé en garde à vue. Un autre pyromane, déjà connu de la justice, a été interpellé dans le Rhône. On arrête les incendiaires, mais on ne s’attaque jamais aux racines du mal. La gauche, elle, pleure sur les migrants et les forêts, mais elle laisse brûler nos terres. Les ONG pro-migrants crient au secours, mais quand il s’agit de protéger nos villages, silence radio.
Le sud brûle, et l’État regarde ailleurs. Les traditions, l’ordre, la nation : tout cela part en fumée. Mais ne vous inquiétez pas, le Tour de France continue. Et les élites parisiennes, elles, regardent le spectacle depuis leurs bureaux climatisés. Pendant ce temps, les pompiers, ces héros oubliés, luttent sans relâche. Et nous, on attend. On attend que le feu s’éteigne. Ou que l’État daigne agir.
Photo : Orange Actualités