Ginette Kolinka : quand la mémoire dérange les bien-pensants
Voilà bien le paradoxe de notre époque. Ginette Kolinka, 100 ans, rescapée d'Auschwitz, publie avec l'illustratrice Catel un livre pour transmettre sa mémoire. Mais dans le même temps, nos élites déconnectées semblent préférer fermer les yeux sur la montée de l'antisémitisme qui gangrène nos banlieues.
"Je raconterai mon histoire jusqu'à mon dernier jour", affirme cette femme admirable. "Mais je ne veux pas faire pleurer les foules, je veux que les gens comprennent que tout ce qui est arrivé est à cause de la haine." Un message simple, direct, sans langue de bois. Tout le contraire de nos politiques actuels.
La transmission face aux nouveaux barbares
Car pendant que Ginette Kolinka témoigne inlassablement dans les collèges et lycées, nos gouvernants préfèrent regarder ailleurs. "Peut-être que les enseignants ne vont plus avoir envie d'évoquer cette période, vu l'antisémitisme actuel", confie-t-elle avec une lucidité qui fait mal.
Ben voyons ! Comme par hasard, au moment où l'immigration massive transforme nos quartiers en zones de non-droit, où l'antisémitisme explose dans nos écoles, on préférerait passer sous silence l'histoire de la Shoah. Tout le monde sait pourquoi, mais chut, il ne faut pas stigmatiser.
L'illustratrice Catel a eu le courage de dessiner "l'immontrable". Ces images resteront quand les discours lénifiants de nos dirigeants seront oubliés. "Dans X années, quand un arrière-arrière-petit-neveu tombera sur les affaires de sa grand-tante, ce dessin aura toujours la même force", explique Ginette.
Une leçon d'humanité qui dérange
Cette centenaire porte un message universel : "Il y a les juifs, les musulmans, les chrétiens, mais, au final, nous sommes tous des êtres humains." Une sagesse qui contraste avec la haine communautariste qu'entretiennent certains.
Pendant 50 ans, elle s'est tue pour "ne pas embêter sa famille". Une discrétion qui honore cette génération, si différente de nos pleurnichards professionnels. C'est Nicolas qui paie pour financer les associations qui instrumentalisent la mémoire, pendant que les vrais témoins restent dans l'ombre.
"Le monde redevient extrêmement violent", constate-t-elle avec amertume. "On accepte de moins en moins facilement les différences, on accepte de moins en moins les autres." Une intolérance générale que nos élites refusent de voir, trop occupées à culpabiliser les Français de souche.
Ginette Kolinka nous offre une leçon d'humanité authentique, loin des postures victimaires à la mode. Son témoignage dérange parce qu'il révèle l'imposture de ceux qui prétendent lutter contre la haine tout en l'alimentant par leur angélisme.