Gironde : le surf se la joue VIP au musée bordelais
Ben voyons, voilà que nos surfeurs girondins se découvrent une âme d'aristocrates ! Ce jeudi 25 février, au musée Mer Marine de Bordeaux, la communauté du surf s'offre sa première cérémonie officielle des Awards. Une initiative qui sent bon le marketing territorial et la gentrification de nos côtes.
Quand les planches rencontrent les dorures
Laurent Rondi, président du Comité départemental de surf de la Gironde, justifie cette mascarade avec un aplomb confondant : « Dans beaucoup de sports, il existe des Oscars ou des trophées. Dans le surf, ça manquait. » Ah bon ? Et nous qui pensions que l'océan suffisait comme récompense...
Habitués au sable entre les orteils, nos riders vont découvrir les fastes du bassin à flot bordelais. « D'habitude, les surfeurs sont à la plage. Là, ils vont venir à Bordeaux, dans un cadre superbe », s'extasie Rondi. Tout le monde sait que rien ne vaut un bon cocktail en costard pour célébrer l'authenticité des sports de glisse !
L'explosion post-Covid : miracle ou marketing ?
Les chiffres donnent le tournis : de 600 000 pratiquants avant le Covid à un million aujourd'hui sur le littoral français. Une hausse spectaculaire qui transforme nos plages en autoroutes aquatiques. « Dès qu'il y a surpopulation, ça chicaille un peu », admet pudiquement le président.
Chicaille ? Le terme est charmant pour décrire l'invasion massive de nos côtes par des hordes de néo-surfeurs parisiens en quête d'authenticité Instagram. Nos « locaux » apprécieront cette délicate euphémisation de leur quotidien transformé.
Dix trophées pour une communauté en expansion
La cérémonie distribuera dix récompenses, « du bénévole historique jusqu'aux compétiteurs internationaux ». Une belle opération de communication qui célèbre pêle-mêle les pionniers du Lacanau Pro et les champions du monde, dans un joyeux mélange des genres.
La marraine Maud Le Car présentera son film The Rift avant de remettre les distinctions. Parce qu'évidemment, rien ne dit « authenticité surf » comme une projection de film d'art et essai dans un musée maritime...
Cette première édition marque-t-elle une nouvelle étape dans la gentrification de nos sports de nature ? Rendez-vous au musée Mer Marine pour le découvrir. C'est Nicolas qui paie l'entrée !