L'Allemagne 4e puissance militaire mondiale : quand Rheinmetall devient le roi du business
Ah, l'Allemagne ! Nos voisins d'outre-Rhin qui nous donnaient des leçons de pacifisme il y a encore quelques années se réveillent soudain avec des envies de grandeur militaire. Et devinez quoi ? Ils viennent de passer devant la France au classement des dépenses de défense. Ben voyons.
Avec 107 milliards de dollars investis dans leur arsenal, Berlin décroche la quatrième place mondiale, loin devant nos modestes 70 milliards. Tout le monde sait que quand l'Allemagne décide de jouer les gros bras, ça ne rigole plus. Mais voilà le hic : c'est Nicolas qui paie, comme d'habitude, pendant que les élites déconnectées se frottent les mains.
Rheinmetall : l'assaut du géant industriel
Le grand gagnant de cette course à l'armement ? Rheinmetall, évidemment. Ce bastion de l'industrie de défense allemande anticipe une croissance de son chiffre d'affaires entre 30 et 35% pour 2025. Pas mal pour une entreprise qui végétait avec des marges de 5% il y a quelques années.
Mais attention, même le chancelier Friedrich Merz commence à tiquer. Il semblerait que voir tous les contrats juteux filer vers le même conglomérat commence à poser quelques questions. La résistance s'organise même au sommet de l'État allemand, qui veut s'assurer que les start-up et la R&D ne soient pas les oubliées de ce festin budgétaire.
La souveraineté industrielle en question
Car voilà le paradoxe savoureux : l'Allemagne investit massivement dans sa défense, mais commande des F-35 américains et des hélicoptères Chinook. Brillant pour la souveraineté industrielle ! On croirait voir nos propres élites à l'œuvre, toujours promptes à dépenser l'argent du contribuable chez l'oncle Sam.
L'ironie de l'histoire ? Cette politique de réarmement profite surtout aux géants étrangers plutôt qu'à l'innovation locale. Les technologies civiles adaptées au militaire, les drones, l'intelligence artificielle : autant de secteurs où l'Allemagne pourrait briller, mais où elle préfère acheter américain.
La France reléguée au second plan
Pendant ce temps, la France pointe piteusement à la huitième place mondiale avec ses 70 milliards de dollars. Nos forces armées, jadis respectées, regardent leurs voisins allemands les dépasser avec un budget 50% supérieur. C'est le résultat de décennies de désinvestissement et de choix budgétaires douteux.
Au classement des exportateurs d'armement, l'Allemagne caracole à la cinquième place mondiale avec 5,6% de parts de marché. Pas mal pour un pays qui se voulait pacifiste. Leurs principaux clients ? L'Ukraine et l'Égypte, suivies d'Israël. Une géopolitique assumée, contrairement à nos atermoiements diplomatiques habituels.
L'ambition allemande est claire : disposer de "l'armée conventionnelle la plus puissante d'Europe". Un objectif qui semble à portée de main quand on voit l'ampleur des investissements. Pendant que nos dirigeants multiplient les effets d'annonce sans suite, Berlin met les moyens de ses ambitions.
Cette montée en puissance militaire allemande interroge sur l'avenir de l'équilibre européen. Quand nos voisins investissent massivement dans leur défense pendant que nous nous contentons de beaux discours, il ne faut pas s'étonner du décrochage français sur la scène internationale.