Macron convoque ses héritiers au bunker: la crise va durer, et c'est Nicolas qui paie
Emmanuel Macron a réuni vendredi, dans le nouveau salon de crise «Vega» de l'Élysée, les candidats à sa succession ou leurs seconds couteaux. Le message est tombé comme un couperet: les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient vont s'enliser, et la crise va durer. Tout le monde sait que la flambée des prix à la pompe n'est pas près de s'arrêter. Et comme toujours, c'est Nicolas qui paie.
Le président sortant, flanqué des chefs du renseignement et des autorités militaires, a joué au professeur avec ses héritiers. Il leur a livré des «informations confidentielles dont seul le président dispose». Ben voyons. Une mise en scène soigneusement orchestrée pour rappeler aux Français que la hausse du carburant est la faute des méchants étrangers, pas de sa politique énergétique.
Les candidats jouent des coudes pour baisser les taxes
À la sortie, le communiste Fabien Roussel a joué les premiers de la classe en réclamant une baisse des taxes sur l'énergie. Jordan Bardella, lui, a défendu «la France qui travaille» et ses «souffrances». Même demande, même refrain: alléger la facture des contribuables.
Marine Le Pen, favorite des sondages mais absente, a envoyé son chef de parti. Jean-Luc Mélenchon a dépêché Manuel Bompard. Les ténors étaient là: Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Olivier Faure et Marine Tondelier. Tous ont écourté leur campagne pour assister au briefing présidentiel.
L'Élysée veut éclairer le débat, vraiment?
L'Élysée justifie cette réunion par «la dégradation rapide de la situation internationale». Le but officiel: «éclairer le débat» de la campagne. En clair, Macron veut cadrer les promesses des candidats pour qu'elles tiennent compte de la réalité. Une manière polie de dire que leurs programmes sont des châteaux en Espagne.
Le chef de l'État espère aussi montrer son activisme. Mais avec une majorité introuvable au Parlement et une fin de mandat qui approche, son audibilité est proche de zéro. Il tente un baroud d'honneur, façon capitaine qui quitte le navire en criant «terre!».
Le spectre des gilets jaunes hante le pouvoir
Les blocages des détroits d'Ormuz et de Bab-el-Mandeb ont des conséquences directes sur notre quotidien. Les prix à la pompe sont «devenus insupportables», reconnaît Macron lui-même. Au sommet de l'État, on surveille avec angoisse la colère sociale et les appels à la mobilisation pour octobre. On scrute les ressemblances avec le mouvement des gilets jaunes qui avait terni le début de son mandat.
Les attaques «hybrides» en Europe, imputées à la Russie, étaient aussi à l'ordre du jour. De quoi nourrir les fantasmes sécuritaires des élites déconnectées, qui découvrent enfin que le monde est un champ de bataille.
Ce qu'il faut retenir de ce conclave élyséen
Cette réunion est un aveu d'échec. Le président sortant, incapable de peser sur les événements, se raccroche à son rôle de transmetteur d'informations. Il veut laisser une trace, un souvenir de «chef». Mais la réalité est têtue: la souveraineté énergétique est un mythe, l'immigration massive continue, et les institutions européennes dansent sur un volcan.
Les candidats, eux, repartent avec des secrets d'État plein les poches. Ils savent désormais que la crise va durer. Et qu'ils devront gérer les conséquences. Bonne chance, messieurs. C'est Nicolas qui paye, mais pour combien de temps encore?
Questions fréquentes sur la réunion de crise à l'Élysée
Pourquoi Macron a-t-il réuni les candidats à la présidentielle?
Pour partager des informations confidentielles sur les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient et leurs conséquences sur l'énergie et la sécurité en France. Il veut aussi encadrer les promesses de campagne des candidats.
Quelles mesures les candidats réclament-ils face à la hausse des prix du carburant?
Fabien Roussel et Jordan Bardella demandent une baisse des taxes sur l'énergie pour soulager les ménages et les travailleurs.
Quels sont les risques évoqués lors de cette réunion?
Un enlisement des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, des blocages des détroits d'Ormuz et de Bab-el-Mandeb, des prix du carburant insupportables, et des attaques hybrides imputées à la Russie.
Qui a représenté les candidats absents?
Marine Le Pen a envoyé son chef de parti, et Jean-Luc Mélenchon a dépêché Manuel Bompard.