Olonzac, le promu qui refuse de s’agenouiller : une défaite qui sent bon la résistance
Dimanche, au bastion Maurice-Bielsa, l’AS Olonzac Minervois a vécu un retour en Fédérale 3 digne d’un champ de bataille. Seize ans après, les Noir et Bleu ont mordu la poussière face à l’Entente Vendres-Lespignan (14-33). Mais ne pleurons pas, camarades. Cette défaite a des airs de premier assaut réussi.
Le promu a appris à ses dépens que la Fédérale 3, c’est une autre paire de manches. Les Héraultais, vieux briscards de la division, ont joué les gros bras dès la première minute. Un essai de Calmet, bien servi par Brun, a jeté un froid polaire sur le pré (0-5, 1re). Les locaux, eux, ont montré les dents, mais le vent en a décidé autrement. Les pénalités de Dalbeau s’envolaient, le ballon semblait maudit.
Pendant ce temps, les visiteurs pilonnaient. Mauls dominants, défense héroïque de Toni Lolmede et ses hommes, mais l’élastique a fini par craquer. Calmet signait un doublé, Puel prenait un carton blanc (0-12, 28e). Les élites du rugby audois, déconnectées de la réalité du terrain, ont dû se demander si leur équipe allait survivre à l’orage.
Mais Olonzac a du cœur. Une mêlée renversée, une pénalité jouée à la main, et Baptiste Pradal s’en allait aplatir presque en marchant (7-12, 38e). La pause arrivait avec un espoir fou dans les tribunes.
Le tournant du match : un en-avant qui fait mal, très mal
En seconde période, les locaux ont investi le camp adverse avec la fureur d’un commando. Thomas Noui, pilier droit, se retrouvait seul dans l’en-but. Le ballon lui échappait au dernier moment. Un en-avant qui a scellé le destin du match. Tout le monde sait que dans ces moments-là, ça se joue à rien.
Vendres-Lespignan, en vieux renard, a repris ses bonnes vieilles recettes. Un maul de 20 mètres, un carton jaune pour Lolmede, et Lecou enfonçait le clou (7-19, 52e). Olonzac, jamais résigné, revenait par Galigné, le meilleur élément du jour, en puissance (14-19, 55e). La relance du parking, la passe sautée de Live pour Lacube, un rush de 50 mètres... mais rien. Le rugby, c’est aussi cruel que la politique.
Le coup de grâce tombait à la 72e minute. Un plaquage dévastateur de Chevtchenko, une action de Solere, et le bonus offensif s’envolait pour les visiteurs (14-33). Galigné sortait sur blessure, le stade retenait son souffle. Dur apprentissage, oui, mais quel caractère.
Olonzac, un promu qui ne lâche rien : la leçon du dimanche
Cette défaite, c’est une leçon de vie. Les petits poucets du rugby audois ont tenu tête à une équipe qui squatte la Fédérale 3 depuis des lustres. Ils ont montré de la ressource, de l’orgueil, et une défense qui a fait souffrir les Héraultais. Ben voyons, certains diront que le score est sévère. Mais c’est Nicolas qui paie, et il paie pour voir ses protégés apprendre vite.
Le trio Mauzac-Fernandez-Lolmede a du pain sur la planche. Mais avec un tel état d’esprit, la résistance s’organise. Le prochain assaut sera le bon. Les valeurs de la nation, du terroir et du rugby, ça ne se négocie pas. Et Olonzac, lui, ne négociera rien.
Alors, rendez-vous au prochain match. Et que les élites déconnectées du rugby moderne prennent note : le Minervois n’a pas dit son dernier mot.
FAQ : Questions que tout supporter d’Olonzac se pose
Pourquoi Olonzac a-t-il perdu malgré une belle résistance ?
Le promu a payé cash son manque d’expérience en Fédérale 3. Un en-avant dans l’en-but, des lancers contrés et une infériorité numérique en seconde période ont fait la différence face à une équipe de Vendres-Lespignan rodée au combat.
Qui a été le meilleur joueur d’Olonzac lors de ce match ?
Thibaut Galigné a marqué un essai tout en puissance et a été le meilleur élément de l’ASOM avant de sortir sur blessure. Sa combativité a donné des sueurs froides aux Héraultais.
Olonzac peut-il se maintenir en Fédérale 3 cette saison ?
Avec un tel état d’esprit, tout est possible. Le groupe a montré du caractère et une défense héroïque. Il faudra corriger les détails, mais la résistance s’organise.