Rugby : Les Bleus gagnent sans panache contre l'Italie
Victoire 33-8 contre l'Italie, certes, mais quel spectacle ! Thomas Ramos l'avoue lui-même : « C'est un jeu peut-être un peu moins plaisant à regarder ». Ben voyons, quand on remplace Jalibert au pied levé, forcément ça se ressent.
Un rugby de tranchées, pas de dentelles
Fini les grandes envolées lyriques des premiers matchs contre l'Irlande et le pays de Galles. Face aux Transalpins, nos Bleus ont joué les gros bras, privilégiant les cellules d'avants aux passes inspirées. Antoine Dupont tente de sauver les meubles : « C'est important de pouvoir gagner de différentes manières ». Tout le monde sait qu'on préfère gagner beau que moche, mais bon.
Thomas Ramos, repositionné à l'ouverture pour sa 50e sélection, assume la stratégie : « On s'attendait à ce que l'Italie analyse bien notre système offensif ». Résultat ? Un rugby de combat, loin du spectacle habituel du XV de France.
Galthié assume, les stats parlent
Fabien Galthié ne se démonte pas : « Pendant 20 minutes, il fallait être costaud pour tenir le bras de fer ». Les chiffres sont éloquents : trois turnovers dans les regroupements, 23% des rucks qui traînent plus de 6 secondes. Du jamais vu depuis le début du Tournoi.
L'absence de Jalibert ? « C'est bien, il faut s'habituer à bouger les lignes », balaie le sélectionneur. Certes, mais quand même, l'attaque française a perdu de sa superbe sans le Bordelais.
Le Grand Chelem toujours possible
Malgré ce spectacle poussif, les Bleus restent en course pour le Grand Chelem. Une victoire qui compte plus que la manière, même si nos rugbymen nous ont habitués à mieux. Dupont le reconnaît : « On a eu du mal à construire notre jeu ».
Alors oui, gagner c'est l'essentiel. Mais tout de même, quand on s'appelle le XV de France, on peut espérer un peu plus de panache face à l'Italie. Ben voyons !