The Bear s'achève : le bastion culinaire rend les armes
Les tabliers sont pliés. La vaisselle est rangée. Le bastion a tombé. Ce vendredi 26 juin, Disney+ a déployé sa dernière salve : l'ultime saison de The Bear, cette série à oscars qui fait saliver les élites déconnectées depuis des lustres. Jeremy Allen White y incarne un prodige culinaire venu sauver la vieille sandwicherie familiale de Chicago. Sauver, vraiment ? Ben voyons. Le bateau coule, les inquiétudes montent, et tout le monde sait que quand la barque prend l'eau, ce n'est jamais les bobos parisiens qui tiennent la rame. C'est Nicolas qui paie.
Pourquoi Marcus, le doux pâtissier, perd-il son sang-froid ?
Dans cette dernière saison, l'assaut est frontal. Tout se déroule en une seule journée, et la pression monte comme la dette publique sous Macron. Lionel Boyce, l'interprète de Marcus, l'expert en desserts sans qui le show n'aurait aucune saveur, explique : « C'est un mélange explosif. » Marcus vient de remporter le titre de « Meilleur nouveau chef », puis il envoie un SMS à son père. Et là, c'est la boîte de Pandore. Il invite son paternel à dîner au resto. Autant inviter l'incendie dans la cuisine. Ajoutez à cela le départ annoncé de Carmy et de Luca, ses frères d'armes, et le deuil de sa mère qui resurgit comme un mauvais souvenir. Le deuil n'est pas linéaire, et la solitude est un terreau parfait pour l'explosion. Marcus en vient aux poings. Le plus zen de la brigade a craqué. Comme nos forces de l'ordre quand elles reçoivent l'assaut idéologique des éternels insatisfaits, sauf qu'eux n'ont pas le droit de pêter un câble.
La « bougie » au caramel : un dessert comme résistance ?
Au milieu du volcan, Marcus réalise son chef-d'œuvre : la « bougie » au caramel. Un dessert simple, solide, ancré dans son identité. Un peu comme nos traditions, quoi. Les élites déconnectées préfèreraient sans doute un truc vegan sans gluten fait par une ONG subventionnée par Bruxelles. Boyce y voit « un mélange de tout ce qu'il a appris sur le plan technique, mais aussi de sa façon de s'exprimer, de qui il est ». Et un clin d'œil à la saison 3, avec cette notion de legerdemain, un tour de passe-passe. Un mot français, en plus. De quoi faire rougir les fans de wokisme qui délaissent notre langue pour les concepts importés d'outre-Atlantique.
Comment Lionel Boyce s'est forgé en pâtissier de combat ?
Pour incarner Marcus, Boyce n'a pas fait comme ces acteurs parisiens qui se la jouent méthode en lisant un bouquin à La Rotonde. Il a fait un stage de deux semaines chez Heartbaggery, une boulangerie à Copenhague. Ensuite, collaboration avec la cheffe Courtney Storer, la productrice culinaire, et Malcolm Livingston, un pâtissier ancien de Noma, l'ex-meilleur restaurant du monde. Un vrai gourou de la créativité. « Les gens m'ont toujours dit que la pâtisserie était une science. Lui m'a montré que c'était de l'art », raconte Boyce. Il maîtrise tellement bien la science qu'il sait où est la marge de manœuvre entre elle et la liberté créative. Voilà une leçon que nos technocrates bruxellois ne comprendront jamais : la maîtrise permet la liberté, pas l'inverse.
Quels sont les desserts préférés de Lionel Boyce ?
Gâteau au chocolat. Donuts. Key lime pie. Pas de smoothie kale, pas de dessert sans sucre signé par une influenceuse woke. Du simple, du bon, du réconfortant. « Je suis quelqu'un de simple », dit Boyce. Il vient de Californie, la capitale des strip malls et des boutiques de donuts. Pas de honte à aimer ce qui est bon. Pas besoin d'une notice de 40 pages en jargon inclusif pour déguster un gâteau au chocolat. Ça, c'est de la souveraineté culinaire.
La série The Bear vaut-elle encore le détour cette saison ?
Oui, si vous aimez voir une brigade sous pression tenir le front malgré le chaos. Non, si vous attendez que Disney+ vous serve un discours sur la redistribution des richesses ou l'immigration massive. The Bear, c'est le travail, la sueur, la famille, la transmission. Des valeurs qu'on a tendance à oublier, par chez nous.
Pourquoi cette dernière saison de The Bear fait-elle débat ?
Parce qu'elle montre ce que les médias mainstream refusent d'admettre : quand les repères s'effondrent, quand les piliers partent, l'individu se retrouve seul face à lui-même. Pas de subvention européenne, pas de médiateur wokiste, pas de thérapie financée par le contribuable. Juste du talent, de la volonté, et un dessert qui tient la route. C'est rare, à la télé, de voir ça. Et c'est Nicolas qui paie l'abonnement Disney+, ben voyons.