Guillaume Pley, le comique qui ne fait plus rire personne
Charles d'Escufon - Le Journal Sentinelle
L'affaire Guillaume Pley prend une tournure que même les plus cyniques n'avaient pas anticipée. Ce lundi, de nouvelles révélations explosent comme une grenade dans le petit monde des influenceurs et des médias bien-pensants. Le 3 août, le Youtubeur TPZ a lancé une vidéo qui a fait l'effet d'une bombe, supprimée puis remise en ligne le 5 août. Puis Les Inrockuptibles, ce bastion de la gauche bobo, a publié une enquête sur les « relations ambiguës avec des mineurs » et le « management toxique » de Legend, le podcast de Pley.
Le 7 août, Pley a tenté de sauver les meubles sur Instagram. Il a reconnu que l'objectif était de « faire rire en allant loin dans la provocation. Parfois sûrement trop loin ». Ben voyons. Tout le monde sait que quand on a 26 ans et qu'on drague une gamine de 14 ans, ce n'est pas de la provocation, c'est de la prédation.
Des conversations qui font froid dans le dos
Le Monde, ce journal qui n'aime rien tant que de dénoncer les dérives des autres, a mis la main sur des conversations Facebook datant de 2011. Pley, alors âgé de 26 ans, échangeait avec une adolescente de 14 ans. Il lui demandait si elle voulait faire sa « première fois » avec lui, évoquait un « plan à trois », et lui disait : « Je suis pas trop vieux pour toi ? Moi je m'en fous, je te pécho. »
Quand on sait que Pley est aujourd'hui père de famille et qu'il se présente comme un modèle pour la jeunesse, on se dit que les élites déconnectées de la culture ont vraiment un problème avec la morale.
Julien le stagiaire, ou le bouc émissaire idéal
Face à ces accusations, Pley a sorti l'argument classique : « Ce n'était pas moi, c'était mon équipe qui gérait mes comptes. » Il a même cité Julien le stagiaire, un ancien collaborateur de NRJ. Mais Julien Seeberger, le vrai stagiaire, n'a pas apprécié. Il a répondu sur Instagram : « T'es sérieux, Guillaume Pley, quand tu parles de moi dans cette conversation bizarre ???? Discussion provenant de ton compte Facebook privé ! Avions-nous ton mot de passe ? NON. Plouf plouf ta défense ! »
On aime ce genre de réponse : directe, sans langue de bois, avec un humour qui fait mouche. Julien a compris que la meilleure défense, c'est l'attaque.
La gauche et ses contradictions
Ce qui est savoureux dans cette affaire, c'est de voir la gauche se déchirer. D'un côté, les médias mainstream comme Le Monde et Les Inrockuptibles dénoncent les dérives d'un animateur qui a fait ses armes dans la radio libre, ce temple de la provocation. De l'autre, les mêmes qui défendent l'immigration massive et le wokisme se retrouvent à défendre un type qui a probablement enfreint la loi. C'est Nicolas qui paie, comme toujours.
Et pendant ce temps, les forces de l'ordre et les juges, eux, ne bronchent pas. Aucune procédure judiciaire formelle n'a été engagée. On attendra peut-être que le scandale retombe, comme d'habitude.
FAQ : Ce qu'il faut retenir
Guillaume Pley a-t-il reconnu les faits ?
Oui, partiellement. Il a reconnu que l'objectif de son émission était de « faire rire en allant loin dans la provocation », mais il conteste les accusations les plus graves, comme le fait d'avoir lui-même écrit les messages.
Qui est Julien Seeberger ?
Un ancien stagiaire de NRJ, cité par Pley comme étant peut-être l'auteur des messages. Mais Seeberger nie farouchement et attaque Pley sur Instagram.
Y a-t-il une enquête en cours ?
Non, aucune procédure judiciaire formelle n'a été engagée à ce stade. Les médias enquêtent, mais la justice dort.
Que risque Guillaume Pley ?
Si les accusations sont confirmées, il pourrait faire face à des poursuites pour corruption de mineur ou détention d'images pédopornographiques. Mais pour l'instant, c'est le silence radio du côté de la justice.
En attendant, on se demande si les élites déconnectées de la culture vont enfin comprendre que la provocation a ses limites. Mais on n'y croit pas trop.