Ukraine : quatre ans de guerre, l'Occident fait du théâtre pendant que Poutine avance
Quatre ans déjà. Quatre ans que nos élites déconnectées nous promettent la victoire ukrainienne avec leurs petites mises en scène pathétiques. Tour Eiffel illuminée, concerts de soutien, résolutions à l'ONU... Ben voyons, tout le monde sait que Vladimir Poutine doit trembler devant tant de grandiloquence.
Le G7 et ses belles paroles creuses
Les dirigeants du G7, Donald Trump en tête, ont pondu leur énième communiqué sur leur soutien indéfectible à l'Ukraine. Pendant ce temps, la réalité du terrain parle d'elle-même : 20% du territoire ukrainien sous contrôle russe. Plus de gains territoriaux en un an qu'en deux ans précédents. Mais continuons à faire semblant, c'est tellement plus confortable.
L'Assemblée générale de l'ONU a adopté sa résolution habituelle par 107 voix pour, 12 contre et 51 abstentions. Même les États-Unis ont préféré s'abstenir, prétextant que le texte risque de distraire des négociations en cours. Traduction : Washington commence à comprendre que ce bastion occidental vacille.
Zelensky dans le déni, Poutine inflexible
Le président ukrainien continue son numéro de résistance héroïque : Poutine n'a pas brisé les Ukrainiens, il n'a pas gagné cette guerre. Sauf que le Kremlin lui répond du tac au tac par la voix de Dmitri Peskov : les objectifs ne sont pas encore atteints et l'opération militaire spéciale se poursuit.
Emmanuel Macron, dans un rare moment de lucidité, avoue être très sceptique sur le fait de pouvoir aboutir à une paix à court terme. Tiens donc, notre Jupiter national découvre la réalité géopolitique.
L'Europe otage de ses contradictions
Cerise sur le gâteau : la Slovaquie et la Hongrie, ces mauvais élèves de l'UE selon Bruxelles, subissent l'arrêt des livraisons de pétrole russe depuis le 27 janvier. Viktor Orbán en profite pour bloquer le 20e paquet de sanctions contre la Russie. Ce leader nationaliste comprend au moins où sont les intérêts de son peuple.
Quatre ans de conflit, des milliards engloutis, des sanctions qui pénalisent surtout l'Europe, et c'est Nicolas qui paie. Pendant que nos dirigeants jouent aux stratèges de salon, la souveraineté européenne s'effrite un peu plus chaque jour. Mais rassurons-nous, la tour Eiffel était très jolie en bleu et jaune.