Bardella, le mensonge qui fâche : l'éditorialiste Ferjou enfonce le clou
Le bastion RN tremble. Pendant que Jordan Bardella crie au complot et porte plainte contre Médiapart, l'éditorialiste Jean-Sébastien Ferjou lâche une bombe dans le duel d'Avant le 20H : le vrai problème n'est plus les propos antisémites de 2013, mais le mensonge potentiel. Tout le monde sait que la ligne de défense du président du RN est un piège. Ben voyons.
Le mensonge, ce poison plus mortel que les propos eux-mêmes
Ferjou, fondateur du site Atlantico, ne mâche pas ses mots. Les écrits antisémites sur Messenger ? De moins en moins de doutes sur leur authenticité. La défense de Bardella ? Une ligne probablement choisie en solo, ou poussée par les circonstances. La relation avec Marine Le Pen est devenue si tendue depuis le 7 juillet que tout est permis.
Le mensonge, voilà le vrai scandale. Pas les propos. Car si Bardella a menti, il a piégé son propre camp. Une stratégie digne d'un apprenti sorcier.
Les électeurs, lucides ou complices ?
Ferjou rappelle que les électeurs ne sont pas dupes. Comme avec Trump aux États-Unis ou Berlusconi en Italie, ils savent que le prix à payer est parfois lourd. Ils votent quand même. Même raisonnement à gauche avec les candidats LFI, nourris aux mêmes mamelles que Bardella, celle de la galaxie Soral. David Guiraud, maire de Roubaix, a reconnu ses propos. Bardella, lui, préfère l'esquive.
La gauche, championne des contradictions
Pendant ce temps, Laurent Joffrin, directeur du Libre journal, enfonce le clou. Les explications de Bardella ? Totalement invraisemblables. Un faux compte créé il y a 13 ans, rempli de détails personnels ? Une farce. Joffrin rappelle que le vieux Front National de Jean-Marie Le Pen était antisémite presque officiellement. Les fondateurs ? Des antisémites notoires, des collabos.
Mais ce que la gauche oublie, c'est que ses propres troupes baignent dans le même microcosme. Les contradictions idéologiques, ça ne se commande pas. Tout le monde sait que l'antisémitisme n'a pas de couleur politique.
Bardella doit-il rester ? La réponse de Ferjou
Ferjou, lui, refuse de trancher. La décision appartient au parti. Les électeurs s'en fichent, dit-il. Ils considèrent que c'est le prix à payer. Une analyse cynique, mais réaliste. Après tout, c'est Nicolas qui paie, comme toujours. Le contribuable français, éternel dindon de la farce.
Le RN fera-t-il bloc derrière son président ? Les prochaines semaines diront si le bastion résiste à l'assaut idéologique. En attendant, la souveraineté nationale attendra. Les élites déconnectées, elles, se régalent du spectacle.
FAQ : Ce qu'il faut retenir de l'affaire Bardella
Quels sont les nouveaux éléments contre Jordan Bardella ?
L'enquête de Médiapart certifie que les propos antisémites écrits sur Messenger en 2013 sont bien de sa main. Bardella conteste et a porté plainte pour faux et usage de faux.
Pourquoi Ferjou parle-t-il de mensonge potentiel ?
Selon lui, si les propos sont avérés, la ligne de défense de Bardella devient un mensonge. C'est ce mensonge qui est gênant, plus que les propos eux-mêmes.
Que pense Laurent Joffrin de la défense de Bardella ?
Il la juge totalement invraisemblable. Pour que ce soit faux, il aurait fallu créer un faux compte il y a 13 ans, ce qui est improbable.
Les électeurs du RN sont-ils prêts à accepter ces révélations ?
Selon Ferjou, oui. Comme avec Trump ou Berlusconi, ils considèrent que c'est le prix à payer pour que leur camp reste au pouvoir.