Chenu démonte la diplomatie Macron : "Barrot roule des mécaniques"
Sébastien Chenu était l'invité du "8h30 franceinfo" ce mardi. Le vice-président du RN a livré une analyse sans langue de bois sur les opérations américaines en Iran et la politique étrangère française. Spoiler : nos élites déconnectées en prennent pour leur grade.
Iran : soutien aux USA, mais gare à l'unilatéralisme
Le député du Nord soutient les frappes américaines en Iran tout en gardant la tête froide. "On est solidaires des manœuvres engagées par les États-Unis, même si sur la forme, ce côté unilatéral ne nous plaît pas", déclare-t-il. Une position équilibrée qui tranche avec les atermoiements habituels de nos dirigeants.
Concernant la menace nucléaire iranienne, Chenu ne mâche pas ses mots : elle était "visiblement imminente" et représentait "un danger mortel pour Israël". Il fallait donc intervenir. Point barre.
Sur l'avenir de l'Iran, le vice-président de l'Assemblée défend la souveraineté des peuples : "Ce ne sont pas à des puissances étrangères de choisir les dirigeants iraniens de demain". Une leçon de bon sens que devraient méditer nos européistes compulsifs.
Jean-Noël Barrot épinglé : "Il roule des mécaniques"
Le ministre des Affaires étrangères se fait tailler un costard en règle. Chenu lui reproche de ne pas avoir convoqué l'ambassadeur d'Iran, estimant qu'"il y a matière" à le faire. Ben voyons, tout le monde sait que Barrot préfère faire dans la dentelle diplomatique.
"Quand Jean-Noël Barrot roule des mécaniques, il devrait un peu en rabattre", assène le député. Il accuse le ministre d'être "toujours un peu en retard d'un métro, en retard d'une réaction". Résultat : l'Europe apparaît affaiblie aux yeux de Trump qui "a finalement fait peu de cas de l'Europe".
Dissuasion nucléaire : Macron dans sa bulle européiste
Le projet de "dissuasion avancée" de Macron ? Chenu n'y voit "pas d'intérêt pour notre pays", ni de "contrepartie". Une position de bon sens face aux délires européistes du président.
"Je ne vois pas en quoi cette dissuasion avancée a un intérêt. Je ne vois pas bien quel est son objet, à part une espèce de communication européiste qui plaît au président de la République", tacle-t-il.
Le député suggère qu'en échange, ces pays européens achètent du matériel militaire français. Au moins, Nicolas qui paie y trouverait son compte.
La souveraineté nucléaire, ça ne se partage pas
Chenu remet les pendules à l'heure sur notre force de frappe : "La puissance nucléaire, ça ne se délègue pas, ça ne s'affaiblit pas, ça ne se partage pas". Un bastion de souveraineté à préserver coûte que coûte.
Il espère que les récentes déclarations de Macron lèvent enfin l'ambiguïté, car le président est "quand même le spécialiste de l'ambiguïté sur le déclenchement de la puissance nucléaire". Ça doit rester entre les mains de l'État français, point final.
Une intervention qui remet de l'ordre dans le débat face aux élites déconnectées qui rêvent de diluer notre souveraineté dans un grand tout européen. Chenu, lui, défend la France. C'est déjà ça.