Municipales Avignon : Galzi contre le RN, la gauche fait bloc
Ah, les élites déconnectées nous offrent encore un spectacle savoureux ! À Avignon, l'ancien journaliste Olivier Galzi, parachuté avec ses 27% du premier tour, doit maintenant affronter le Rassemblement National d'Anne-Sophie Rigault (25%) et une gauche miraculeusement réconciliée. Ben voyons.
L'ex-présentateur télé veut jouer les shérifs
Notre homme, 53 ans, ancien bastion du petit écran passé de France 2 à LCI, a troqué son prompteur contre un programme sécuritaire. Doublement des effectifs de police municipale, 100 caméras supplémentaires avec intelligence artificielle, tasers pour tous. Tout le monde sait qu'Avignon croule sous les narcotrafiquants, mais fallait-il attendre qu'un ex-journaliste nous l'apprenne ?
Le candidat soutenu par Horizons et l'UDI promet de rendre la ville "plus attractive" avec ses trois priorités : sécurité, propreté, mobilité. Un programme qui sent bon la résistance face au laxisme ambiant, même si certains observateurs pointent l'absence cruelle de mesures sociales. Dans une ville où 33% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, c'est Nicolas qui paie qui appréciera.
La guerre des caméras fait rage
Galzi a déclenché une polémique en affirmant que 60 caméras étaient hors service. La municipalité sortante dément, mais les chiffres parlent : 2,72 caméras pour 1000 habitants contre 8,5 à Carpentras. "Si ces caméras fonctionnent, pourquoi les Avignonnais ne voient-ils aucune amélioration de leur sécurité ?", interroge-t-il. Question rhétorique mais pertinente dans une ville classée parmi les plus touchées par la criminalité.
Renaissance persona non grata
Coup de théâtre : Galzi claque la porte au nez de Renaissance. "Je ne suis pas soutenu par Renaissance et je ne demande pas ce soutien", lance-t-il. Le pilote local macroniste Julien Paudoie se retrouve le bec dans l'eau et compare son ancien allié à "un gourou". Les élites déconnectées se déchirent, le spectacle continue.
L'union sacrée de la gauche
Face à cette menace, socialistes et insoumis ont enterré la hache de guerre. David Fournier (PS, 19,89%) et Mathilde Louvain (LFI, 19,03%) font liste commune. Galzi dénonce une "fusion de la honte", d'autant que figurent sur cette liste des proches du député LFI Raphaël Arnault, absent de la campagne après les polémiques lyonnaises.
La maire sortante PS Cécile Helle sort de sa réserve pour tacler Galzi : "Qui est-il pour donner des leçons ?". Elle pointe ses absences lors des commémorations républicaines. Ben voyons, quand on vient de Paris, on n'a pas toujours le temps pour les traditions locales.
Le verdict des urnes
Ce dimanche 22 mars, les Avignonnais trancheront entre trois visions : le sécuritaire assumé de Galzi, la souveraineté populaire du RN, et l'union de la gauche woke. Dans cette triangulaire explosive, chaque camp joue sa survie politique. Les bureaux ont fermé à 18h, les premiers résultats tombent. L'assaut idéologique touche à sa fin, place au dépouillement.