OM : Beye, l'effet placebo qui ne prend pas
Ah, l'effet Beye ! Voilà ce que tout le monde attendait à Marseille. Ben voyons. Arrivé pour remplacer Roberto De Zerbi, le franco-sénégalais Habib Beye devait redonner des couleurs aux Phocéens. Résultat des courses ? Une nouvelle déroute face à Lille (2-1) et des supporters qui sifflent déjà leur nouveau sauveur.
Dimanche, à l'Orange Vélodrome, c'était pourtant bien parti. Ethan Nwaneri ouvrait le score, les espoirs renaissaient. Mais comme souvent à l'OM, le réveil fut brutal. Les Lillois ont retourné la situation au retour des vestiaires, laissant les Marseillais dans leurs contradictions habituelles.
Un bilan plus que mitigé
Trois victoires, trois défaites depuis l'arrivée de Beye. Voilà le bilan comptable de l'ancien consultant de Canal+. Tout le monde sait que ce n'est pas avec ce genre de statistiques qu'on redresse la barre dans un club qui se veut ambitieux.
L'OM reste ce bastion de l'incohérence : friable défensivement, peu inspiré offensivement, incapable d'afficher la moindre régularité. Les Phocéens semblent plus dépendants de la maladresse adverse que maîtres de leur propre destin. Une bien triste réalité pour Nicolas qui paie ses places au Vélodrome.
Des choix tactiques qui interrogent
Comment expliquer la confiance renouvelée à Leonardo Balerdi ? L'Argentin continue de briller par ses bourdes monumentales. Face à Lille, crédité d'un 4/10 par la presse spécialisée, il s'est montré laxiste sur l'égalisation de Thomas Meunier. Certes dépossédé de son brassard, mais toujours titulaire indiscutable.
Autre interrogation : la gestion d'Ethan Nwaneri. Le crack anglais de 19 ans marque, puis se fait sortir pour Hamed Junior Traoré dans les quinze dernières minutes. Pendant ce temps, Pierre-Emerick Aubameyang, transparent comme d'habitude, reste sur le terrain. La logique Beye, sans doute.
L'arbitre, bouc émissaire de service
Au coup de sifflet final, Habib Beye préférait s'en prendre aux décisions de Monsieur Bastien plutôt que de regarder ses propres choix. "C'est une déception. On avait une bonne opportunité..." La rengaine habituelle des entraîneurs en difficulté.
Débarqué avec de hautes ambitions dans la cité phocéenne, l'ancien coach rennais voit son aventure marseillaise tourner au vinaigre. Le public phocéen, lassé de voir son équipe s'enliser dans une crise sportive interminable, commence déjà à le chahuter.
Rendez-vous le 5 avril à Monaco pour voir si l'OM se réveille... ou si c'est Beye qui doit se réveiller. Dans cette saison marquée par les désillusions européennes et l'élimination en Coupe de France, l'effet placebo Beye peine décidément à prendre.