Électrification forcée des flottes : quand l'État taxe d'un côté et subventionne de l'autre
Ah, la belle mécanique étatique française ! D'un côté, on nous impose l'électrification à marche forcée avec des zones à faibles émissions qui excluent les entreprises du centre-ville. De l'autre, on nous tend la sébile avec des aides complexes pour compenser le surcoût. Ben voyons.
L'écologie punitive en action
Les chiffres sont là : 34% des émissions de gaz à effet de serre viennent des transports. Soit. Mais plutôt que de laisser le marché s'adapter naturellement, nos élites déconnectées préfèrent la méthode du bâton et de la carotte. Zones à faibles émissions, obligations de verdissement des flottes, critères carbone dans les appels d'offres... L'arsenal réglementaire s'étoffe pour forcer la main aux entreprises.
Résultat ? Nicolas qui paie se retrouve coincé entre l'enclume des interdictions et le marteau des investissements forcés. Car oui, un véhicule électrique coûte encore plus cher à l'achat qu'un modèle thermique. Tout le monde le sait, mais chut, il faut sauver la planète.
La machine à subventions se met en route
Heureusement, l'État providence veille ! Certificats d'économie d'énergie, appels à projets pour les poids lourds, exonérations fiscales... La panoplie d'aides mobilisables ferait rougir un lobbyiste bruxellois.
Les CEE permettent d'obtenir une prime à l'achat, à la location ou même à la transformation d'un véhicule thermique. Ils financent aussi l'installation de bornes de recharge. Pour les poids lourds électriques, particulièrement coûteux, l'État lance des appels à projets spécifiques. Le cumul peut représenter plusieurs milliers d'euros d'économies.
L'accompagnement, nouveau filon doré
Mais attention, ces aides ne tombent pas du ciel ! Critères techniques, plafonds, calendriers, règles de cumul... La complexité administrative décourage les plus téméraires. D'où l'émergence d'un nouveau secteur d'activité : l'accompagnement à la transition énergétique.
Des entreprises comme Hellio se positionnent sur ce créneau juteux. Analyse des besoins, dimensionnement des projets, mobilisation des financements, montage des dossiers CEE... Tout un écosystème se développe autour de cette électrification forcée.
Le grand détournement
Au final, on assiste à un magnifique détournement de fonds publics. L'État impose des contraintes coûteuses aux entreprises, puis leur redistribue une partie de leurs propres impôts sous forme d'aides pour s'y conformer. Entre les deux, une armée d'intermédiaires et de consultants se gave sur le dos du contribuable.
Et pendant ce temps, nos petits entrepreneurs, ces héros du quotidien qui font tourner l'économie réelle, naviguent tant bien que mal dans ce labyrinthe bureaucratique. Mais rassurez-vous, tout cela participe à la noble mission de décarbonation. C'est Nicolas qui paye, mais c'est pour la bonne cause.