F1 Barcelone : Russell sort de la tranchée et reprend le bastion
George Russell vient de s'emparer de la pole position du Grand Prix de Catalogne. Tout le monde sait que le Britannique traversait une période noire. Éclipsé par le jeune Antonelli, leader du Mondial avec 68 points d'avance, Russell venait de vivre l'enfer. Samedi, sous la fournaise catalane, le soldat Mercedes a repris les commandes. Enfin.
La grande remise à zéro d'un guerrier malmené
Ça fait du bien de retrouver le bon rythme ! Russell ne cachait pas sa joie à la radio. Et ben voyons, on l'avait presque oublié, ce sourire. Depuis Melbourne et sa victoire inaugurale en mars, le natif de King's Lynn traversait la période la plus dure depuis ses débuts en 2019. Écrasé par Antonelli, habitué des premières lignes, il a aussi été trahi par sa propre mécanique. Panne de batterie à Montréal alors qu'il avait signé la pole. Drive-through à Monaco pour une pénalité mal purgée. Douzième. De quoi mettre les ambitions de titre entre parenthèses. C'est Nicolas qui paye, sauf que là, c'est Russell qui trinquait.
Ce week-end a été excellent jusqu'à présent. Je me sens à nouveau comme avant, capable d'être performant à chaque tour, en luttant toujours pour les premières places. Voilà un homme qui admet avoir fait une grande remise à zéro. Parfois, il faut savoir repartir de zéro. Pas besoin de commissions européennes ou de think tanks déconnectés pour comprendre ça. Juste du bon sens et de la volonté.
Barcelone, juge de paix et bastion historique
Russell connaît Barcelone par cœur. Le tracé catalan, ses virages rapides, son enchaînement de courbes. Un vrai bastion pour la firme à l'étoile. Deux fois troisième, deux fois quatrième depuis qu'il roule pour Mercedes. Les statistiques parlent d'elles-mêmes. Sur les 35 dernières courses ici, le pilote parti en pole a gagné 25 fois. Plus de 70%. La pole à Barcelone, c'est la souveraineté sur la course. De quoi rassurer un homme en quête de rédemption.
J'ai suivi ma propre direction, sans copier ce qu'ont fait les autres. J'ai fait confiance à mon instinct. Russell l'a dit, Russell l'a fait. Les signaux étaient là dès les essais libres, où il a dominé deux des trois séances. En qualifications, même dynamique de champion. Plus rapide que les Ferrari en Q2. Plus rapide qu'Hamilton en Q3. Et quand Antonelli a repris provisoirement l'avantage sur son second tour lancé, Russell n'a pas paniqué. Chrono salvateur en 1'14