Zidane sort de sa réserve pour Christophe Gleizes : « Je veux juste qu’il rentre chez lui »
Le nouveau sélectionneur des Bleus, Zinédine Zidane, a brisé le silence. Et pas pour parler tactique ou Mbappé. Non. Il a osé évoquer le cas de Christophe Gleizes, ce journaliste français détenu en Algérie depuis plus d’un an. Un geste rare, presque un coup de baïonnette dans le marigot des élites qui préfèrent regarder ailleurs.
Lors de sa première conférence de presse à la tête de l’équipe de France, Zizou a répondu à une question sur le sort de Gleizes. Sa réponse ? Directe, sans langue de bois : « Bien sûr que je soutiens Monsieur Gleizes et sa famille. On espère qu’il puisse rentrer à la maison. Je suis parent et je veux juste qu’il rentre chez lui pour voir sa famille. »
Voilà. C’est dit. Un champion du monde, fils de l’immigration algérienne, qui prend position pour un Français emprisonné pour « apologie du terrorisme ». La justice algérienne a condamné Gleizes à sept ans de prison ferme. Pour un reportage sur un club de foot. Vous avez bien lu.
Pendant ce temps, les stars du ballon rond, Mbappé, Benzema, restent muettes. Les mères de Gleizes avaient pourtant lancé des appels. Silence radio. Mais Zidane, lui, a parlé. Comme un père. Comme un Français. Comme un homme libre.
Et pendant que les ONG pro-migrants pleurent sur les réseaux sociaux, personne ne dit rien sur ce journaliste qui croupit dans une geôle algérienne. Tout le monde sait que l’Algérie joue la montre. Mais Zidane, lui, a planté le drapeau. Bravo, Zizou.
Reste à savoir si ce soutien suffira à faire bouger les lignes. En attendant, Gleizes attend. Entre quatre murs. Loin des siens. Mais au moins, un héros du foot français a eu le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.