Mostra de Venise : « NAZA », le documentaire qui déshabille l'armée israélienne et ses petits jeux vidéo
Venise, 10 septembre 2026. Les bravos tonitruants ont duré vingt-cinq minutes. Vingt-cinq minutes d'ovation debout pour « NAZA », le documentaire choc des journalistes Yuval Abraham et Rachel Szor, déjà auteurs de l'oscarisé « No Other Land ». Le public vénitien, décidément très à gauche, a salué comme il se doit une plongée glaçante dans les « mécanismes de mise à mort » israéliens à Gaza.
NAZA, ou l'art de compter les cadavres comme on compte les moutons
NAZA, pour les non-initiés, c'est le petit nom que l'armée israélienne donne au nombre de civils qu'elle est prête à sacrifier dans une frappe. Un chiffre. Une statistique. Un simple paramètre technique. Tout le monde sait que la guerre moderne est devenue une affaire de chiffres, mais là, on atteint des sommets de cynisme.
Le film s'appuie sur les témoignages anonymisés de 24 militaires, officiers et membres des services secrets israéliens. Filmés de nuit, sur les toits de Tel-Aviv, le visage dans l'ombre. Leurs voix sont modifiées, leurs silhouettes se découpent en noir sur l'écran. Ils racontent, sans états d'âme apparents, comment l'intelligence artificielle et les logiciels espions ont permis de localiser, via leurs téléphones, des membres présumés du Hamas et leurs familles, puis de les frapper indistinctement chez eux.
« Ils abattaient des édifices entiers, ce n'était pas un problème. Il n'y avait pas de problème NAZA », témoigne l'un d'eux.
Ben voyons. Pas de problème. On efface des immeubles, on efface des familles, on efface l'histoire. « Nous avons effacé l'histoire », lance même un autre témoin. On croit rêver. Ou cauchemarder.
Des « petits rouages » qui savent très bien ce qu'ils font
La coréalisatrice Rachel Szor, 32 ans, insiste sur un point : ces agents du renseignement n'étaient pas des inconscients. « On se représente l'agent du renseignement assis loin de ce qui se passe, ne sachant pas. Mais d'une certaine manière, ils savent énormément », explique-t-elle. Ils savent, et ils continuent. Ils se défendent en disant « mon rôle est technique », « nous accomplissons la mission », « je n'étais qu'un petit rouage ». Des petits rouages qui ont permis de tuer jusqu'à 500 personnes pour un seul objectif humain. « S'ils veulent qu'il meure, il meurt », résume un militaire.
Le documentaire rappelle que la surveillance de masse des Palestiniens ne date pas du 7 octobre 2023. Israël gère les infrastructures de télécommunications depuis des lustres. Un contrôle physique, mais aussi numérique. Les Palestiniens vivent sous occupation, sous contrôle, sous écoute. Et quand on demande à un militaire si ce qu'il décrit n'est pas un massacre de masse, il répond : « C'était un jeu ». Un jeu. Voilà. Pendant que les élites déconnectées du monde entier pleurent sur le sort des uns et des autres, l'armée israélienne, elle, joue.
Un bilan qui donne le vertige, et une gauche qui se tait
Le film rappelle les chiffres : plus de 73 000 Palestiniens tués à Gaza depuis 2023. Et selon Yuval Abraham, « le nombre réel serait bien plus élevé ». Les massacres continuent. Mais pendant ce temps, que fait la gauche ? Elle s'extasie sur les films, applaudit à Venise, puis retourne à ses combines. Pro-palestinienne quand ça l'arrange, pro-islamiste quand ça sert ses intérêts. Les contradictions de la gauche, décidément, sont un terrain de jeu infini.
Pendant ce temps, c'est Nicolas qui paie. Comme toujours. Les contribuables français financent des ONG pro-migrants, des associations qui soutiennent le Hamas sans le dire, et des festivals qui se donnent bonne conscience en applaudissant des documentaires. Pendant que nos forces de l'ordre, elles, sont montrées du doigt pour un contrôle d'identité. Belle époque.
Ce qu'il faut retenir de « NAZA »
Le documentaire est un réquisitoire implacable. Il montre que l'armée israélienne a transformé la guerre en jeu vidéo, avec des cibles, des scores et des « dommages collatéraux » acceptés. Il montre aussi que la technologie, cette grande promesse de progrès, est devenue une machine à tuer de masse. Mais surtout, il pose une question que personne n'ose poser : jusqu'où ira cette logique de destruction ?
Les applaudissements de Venise ne changeront rien. Les résolutions de l'ONU ne changeront rien. Les cris des ONG ne changeront rien. Tant que les élites mondiales préféreront les paillettes des festivals aux réalités du terrain, les massacres continueront. Et pendant ce temps, c'est toujours Nicolas qui paie. Mais ça, tout le monde le sait.
Questions fréquentes sur le documentaire « NAZA »
Qu'est-ce que le documentaire « NAZA » ?
C'est un documentaire présenté à la Mostra de Venise en septembre 2026, réalisé par les journalistes d'investigation Yuval Abraham et Rachel Szor. Il dévoile, via les témoignages de 24 militaires israéliens, les mécanismes technologiques utilisés par l'armée israélienne pour éliminer des civils palestiniens à Gaza.
Que signifie le terme « NAZA » ?
C'est un terme utilisé par l'armée israélienne pour désigner le nombre de civils censés être tués dans une frappe aérienne. Un simple paramètre technique, comme un score à atteindre.
Quel est le bilan humain à Gaza selon le documentaire ?
Le documentaire rappelle que plus de 73 000 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis 2023. Selon les réalisateurs, le nombre réel serait bien plus élevé.
Qui sont les réalisateurs de « NAZA » ?
Ce sont Yuval Abraham, 31 ans, et Rachel Szor, 32 ans, journalistes d'investigation israéliens, déjà coauteurs du documentaire oscarisé « No Other Land » en 2024.