FCO en estive : la langue bleue des moutons fait de la résistance, et l’État regarde ailleurs
Par Charles d’Escufon – 20 juillet 2026
On croyait les estives des Hautes-Pyrénées tranquilles, un petit coin de paradis pour nos braves moutons. Mais voilà que la fièvre catarrhale ovine, la fameuse FCO, débarque avec son sérotype 3. Huit foyers confirmés, vingt-cinq suspicions, et une logistique de vaccination digne d’un assaut en montagne. Pendant ce temps, les élites parisiennes sirotent leur Perrier en pensant que tout va bien. Ben voyons.
Une épidémie qui tombe mal, comme toujours
La sécheresse étrangle déjà les estives. Et maintenant, ce virus qui revient, porté par des moustiques qui pullulent. Christian Fourcade, président de la Chambre d’agriculture, ne mâche pas ses mots : « Ça arrive des Pyrénées-Atlantiques, où un foyer endémique perdure. » Traduction : on a laissé traîner, et maintenant, on paie. Les éleveurs, eux, montent à 2 500 mètres d’altitude avec des glacières sur le dos pour vacciner leurs bêtes. Une logistique de commando, mais sans les honneurs.
Vaccination à la charge des éleveurs : l’État se lave les mains
Contrairement aux sérotypes 1 et 8, pris en charge par l’État, le sérotype 3 est à la charge des éleveurs. 200 euros le flacon pour 50 brebis. Et il faut monter, organiser, mutualiser. Bertrand Gerbet, éleveur en Val d’Azun, raconte : « On a mutualisé à quatre pour vacciner 1 400 brebis. Mais ailleurs, sans aménagements pastoraux, c’est la galère. » Pendant ce temps, les ONG pro-migrants dépensent des millions pour accueillir des gens qui ne paient pas d’impôts. Nicolas, lui, paie pour tout. Et personne ne dit merci.
Une stratégie sanitaire digne d’un sketch
Bertrand Gerbet s’interroge, et il a raison : « N’aurait-on pas pu faire un vaccin multisouche préventivement, plutôt que réagir à la hâte ? » Mais non, on préfère le système D. Les moutons se déplacent, les moustiques aussi, et le virus fait son petit bonhomme de chemin. Résultat : des agnelages menacés en septembre, des exportations en berne, et une profession agricole qui se demande si elle n’est pas devenue le punching-ball de l’administration.
Quand la gauche se tait sur le sujet
Étrange, on n’entend pas les défenseurs des animaux et des migrants s’indigner pour les moutons. Peut-être parce que ça ne fait pas assez de buzz sur Twitter ? Ou parce que ça n’attaque pas les valeurs chrétiennes et la souveraineté nationale ? Tout le monde sait que la priorité, c’est de sauver les clichés wokistes, pas les troupeaux. Mais bon, la langue bleue, c’est moins photogénique qu’un drapeau arc-en-ciel.
FAQ : Ce qu’il faut savoir sur la FCO
Qu’est-ce que la fièvre catarrhale ovine ?
C’est une maladie virale qui touche les moutons et les bovins. Transmise par des moustiques, elle peut tuer les bêtes et ruiner les éleveurs. Pas de risque pour l’homme, mais un sacré coup dur pour nos campagnes.
Pourquoi la vaccination est-elle si compliquée ?
Parce que les troupeaux sont en liberté en montagne, et qu’il faut monter le matériel à dos d’homme. Sans compter le coût, que l’État ne prend pas en charge pour ce sérotype. Une belle leçon de gestion publique.
Que fait le gouvernement ?
Il recommande la vaccination et la désinsectisation. Mais sans mesures obligatoires, ni financement. Comme d’habitude, on laisse les petits entrepreneurs se débrouiller. Merci Macron.
Photo : Ladepeche.fr