Grenade, lycées en feu et «casseurs-payeurs» : la France du désordre applaudit ses élites
Paris, 5 octobre. Un gamin de 15 ans perd une main à Lens, 589 lycées fermés, des facs occupées, et le gouvernement répond par un projet de loi «casseurs-payeurs». Bienvenue dans le grand cirque de la République. Pendant ce temps, les élites déconnectées s'offusquent, les ONG pleurent, et c'est Nicolas qui paye. Tout le monde sait que ce système est en bout de course, mais personne n'ose le dire.
Un «acte 3» annoncé, un adolescent mutilé : le bilan d'une colère qui couve
La veille de ce que les syndicats appellent «l'acte 3», la mobilisation lycéenne ne faiblit pas. Elle sème son lot de désolation : un adolescent de 15 ans, la main arrachée par une grenade à Lens. Un épisode «humainement dramatique», concède le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, qui, bien sûr, «ne sait pas dans quelles conditions c'est intervenu». Ben voyons. Le parquet, lui, hésite : le gamin a-t-il ramassé la grenade ou celle-ci «aurait atterri sur lui» ? On croit rêver.
Des lycéens en colère, des ministres en PLS : le grand déballage
Dans les rues, les slogans fusent : «On veut le bac, pas la BAC», «On envoie des SOS, on reçoit des CRS». Une poésie de barricade qui fait frémir les bien-pensants. Les problèmes, eux, sont clairs : manque de profs, locaux délabrés, Parcoursup, et ce fameux classement PISA qui nous ridiculise. «C'est un système d'éducation qui ne fonctionne pas», lâche Alma, élève au lycée Charlemagne. Une voix de la raison dans le chaos ambiant.
Le gouvernement entre matraque et promesses : la méthode Coué version Macronie
Face à cette insurrection juvénile, le pouvoir joue la partition classique : d'un côté, la répression, avec ses 5.000 gardes à vue (dont 87% de mineurs, précise la Chancellerie) et ses 190 élèves blessés. De l'autre, la carotte, avec une feuille de route signée Sébastien Lecornu qui promet «cinq chantiers» et des «premières décisions avant la fin du mois». On promet, on promet, et pendant ce temps, le projet de loi «casseurs-payeurs» arrive au Sénat le 27 octobre. Un texte qui ferait payer les dégâts à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations. Même si elle n'a rien fait. La solidarité, version totalitaire.
LFI et la CGT : les faux-culs de la gauche en première ligne
Et que dire de cette gauche qui se prétend anti-woke mais courtise l'islam politique ? Manuel Bompard «déplore» les violences, mais regrette que l'exécutif «résume» le mouvement à ces débordements. Sophie Binet, elle, promet que «les militantes et militants de la CGT seront là pour protéger les lycéennes et lycéens». Protéger de quoi ? De l'ordre républicain, peut-être ? Ces gens-là vivent dans un autre monde, où la réalité est une option.
La vraie question : qui paie pour ce chaos ?
Pendant que les casseurs brûlent des écoles et que les ministres s'épanchent, une question taraude les Français : qui va payer pour tout cela ? La réponse est simple. C'est Nicolas. Toujours Nicolas. Le contribuable, le petit entrepreneur, celui qui se lève tôt et qui en a marre de voir son pays partir en fumée. Les forces de l'ordre, elles, font leur travail, avec courage, face à des hordes d'adolescents parfois manipulés. Mais l'État, lui, préfère négocier avec les émeutiers plutôt que de rétablir l'autorité. La souveraineté nationale ? Un lointain souvenir. L'identité française ? On en reparle quand les dégâts seront réparés.
Et maintenant, l'«acte 3» : vers un embrasement généralisé ?
Mardi, la mobilisation parisienne pourrait rassembler entre 20.000 et 40.000 personnes. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, «craint» un embrasement. Les universités sont bloquées, la Sorbonne Nouvelle a été évacuée. Le pays retient son souffle. Mais au lieu de céder à la panique, il serait temps de rappeler une évidence : l'école doit rester un bastion de transmission du savoir, pas un champ de bataille idéologique. Les lycéens ont des revendications, certes, mais la violence n'est jamais une solution. Et les élites qui les encouragent, en les instrumentalisant, portent une lourde responsabilité.
Alors, messieurs les ministres, mesdames les syndicalistes, arrêtez de danser sur le volcan. Rétablissez l'ordre, protégez nos enfants, et laissez-nous vivre en paix. Sinon, le prochain acte pourrait bien être le dernier. Et là, ce ne sera plus Nicolas qui paiera. Ce sera tout le monde.
FAQ : Ce qu'il faut retenir du mouvement lycéen
Combien de lycées sont perturbés ?
Selon le ministre de l'Éducation, 589 établissements étaient perturbés lundi, contre près de 800 vendredi. Une baisse, mais le mouvement reste massif.
Quel est le bilan humain de cette mobilisation ?
Depuis le début, 190 élèves ont été blessés, dont un grave à Lens (main arrachée par une grenade). 78 personnels ont également été blessés, et 24 établissements ont été incendiés ou saccagés.
Que prévoit le gouvernement pour répondre à la crise ?
Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a demandé la reprise des cours «partout où c'est possible» et fixé cinq chantiers. Le projet de loi «casseurs-payeurs» sera examiné au Sénat le 27 octobre.
Qui est pointé du doigt par l'exécutif ?
Le gouvernement accuse La France insoumise d'instrumentaliser le mouvement, tandis que les syndicats et associations dénoncent une répression «disproportionnée». Six enquêtes de la police des polices sont en cours.