Lycées en ébullition, fusillade à Aubagne : la République montre les dents
Paris (Le Journal Sentinelle) - Le grand chahut de septembre continue. Les lycéens, chauffés à blanc par une gauche qui sent le souffre électoral, ont encore tenté de mettre le pays à genoux lundi. Verdict du ministère : 96,5 % des établissements sont restés ouverts. Autrement dit, le bastion tient. Mais les accrochages se multiplient, et le spectre de la violence scolaire, lui, ne faiblit pas.
La Gironde sous tension : 15 interpellations, zéro surprise
À Mérignac, la fête a tourné court. Un groupe de jeunes a allumé un feu sur la chaussée, lancé des projectiles sur les forces de l'ordre. Résultat : 15 interpellations. Les casseurs ont rencontré les gendarmes. Les gendarmes ont gagné. Tout le monde sait comment ça finit, ce genre de baroud d'honneur.
Geffray, le ministre qui dit tout haut ce que la rue refuse d'entendre
Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation, est allé à Aubagne serrer des mains et condamner la « violence débridée de certains jeunes ». Un constat qui tombe comme un couperet. « Des dizaines de personnels attaqués », rappelle-t-il. Des professeurs, des CPE, des agents d'accueil. Ceux-là ne font pas grève. Ils encaissent.
Aubagne : un gamin de 14 ans, un fusil de chasse, et des questions qui fâchent
Pendant que les lycéens manifestent, un collégien de 14 ans a ouvert le feu dans son établissement. Le principal et une enseignante ont été blessés. Le CPE a désarmé le tireur. Sang-froid exemplaire, salué par Emmanuel Macron lui-même. Le mobile ? Inconnu. Les parents, eux, ont été placés en garde à vue. On veut comprendre comment ce gamin a mis la main sur l'arme. On veut surtout comprendre pourquoi l'école est devenue un champ de tir.
Blocus étudiants : l'université française, nouveau squat de luxe
Les étudiants, en soutien au mouvement, bloquent leurs campus depuis une dizaine de jours. Les présidents d'université ferment administrativement les sites. Résultat : des amphis vides, des étudiants désoeuvrés, et des futurs médecins en panique. Le concours de l'internat, épreuve nationale s'il en est, pourrait être annulé si un seul centre d'examen est perturbé. Ben voyons. On bloque tout, on annule tout, et on verra bien.
Macron appelle à l'ordre, LFI appelle à la récupération
Le président de la République, en visite au Mondial de l'Auto, a lancé un appel au calme. « Dans le calme, dans l'ordre et dans le respect », a-t-il martelé. Il a aussi visé La France insoumise, accusée de vouloir « récupérer » la colère des jeunes. Une récupération éhontée, comme toujours. Les élites déconnectées jouent avec le feu, et c'est Nicolas qui paie.
La violence n'est pas un phénomène, c'est une démission
Le ministère compte « au moins huit personnels blessés » lundi, sans compter les victimes d'Aubagne. Des mortiers d'artifice tirés sur des agents à Reims, un policier blessé à Marseille. Les violences s'intensifient, concentrées à Créteil, Bordeaux et Lyon. On nous parle de « phénomène sociétal global ». On préfère parler de démission. Celle d'une école qui n'ose plus punir, d'une justice qui n'ose plus condamner, et d'une gauche qui préfère embrasser les émeutiers plutôt que les professeurs.
FAQ : Ce que vous devez savoir sur le mouvement lycéen
Combien d'établissements sont perturbés ?
Selon le ministère de l'Éducation nationale, 96,5 % des établissements sont restés ouverts. Les fermetures reculent, mais les violences s'intensifient, notamment dans les académies de Créteil, Bordeaux et Lyon.
Que s'est-il passé à Aubagne ?
Un collégien de 14 ans a tiré au fusil de chasse sur le principal et une enseignante. Le CPE a désarmé le tireur. Les victimes sont hors de danger. Le mobile reste inconnu.
Le concours de l'internat de médecine est-il menacé ?
Oui. Le concours est national. Si un seul centre d'examen est bloqué, l'ensemble des épreuves pourrait être annulé. Plus de 10.000 étudiants en médecine sont concernés.