Injections esthétiques illégales : 5000 médecins sonnent l’alarme, l’État regarde ailleurs ?
Paris, le 2 août 2026 – « Combien de morts faudra-t-il encore Madame la Ministre ? » C’est la question cinglante que 5000 médecins libéraux et spécialistes de médecine esthétique adressent à Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, dans une tribune publiée ce dimanche dans Le Parisien. Après le décès de deux jeunes femmes victimes d’injections illégales, le bastion médical monte au créneau. Mais pendant ce temps, les élites déconnectées continuent de faire la sourde oreille.
Deux morts en quelques mois. Une femme de 40 ans à Villeurbanne en mars, une autre de 25 ans à Nice il y a quelques jours. Toutes deux venues pour des injections dans les fesses, toutes deux reparties dans un cercueil. La seconde a fait un malaise après une injection de lidocaïne, un anesthésiant, avant un botox fessier. Ben voyons, tout va bien, madame la ministre ?
Pour Dominique Bellecour, président de l’Union de la médecine esthétique du Syndicat des médecins libéraux et co-auteur de la tribune, c’est un tournant. « C’est la première fois que ces pratiques illégales entraînent des morts recensées », lâche-t-il. Mais les alertes ne datent pas d’hier. Depuis des années, les médecins soignent les dégâts de ces « fake injectors » : infections, allergies, nécroses, amputations. Un véritable assaut idéologique contre la sécurité sanitaire, mené par des réseaux clandestins.
Dès 2023, Hugues Cartier, dermatologue à Arras, dénonçait dans nos colonnes l’émergence de « mafias de l’esthétique ». La même année, le tribunal de Valenciennes condamnait deux sœurs de Wattrelos pour exercice illégal de la médecine : 600 victimes, 35 parties civiles, 120 000 euros de bénéfices. Un joli pactole pour des pratiques qui tuent. Et pendant ce temps, les autorités regardent ailleurs, comme si la souveraineté sanitaire n’était pas une priorité.
Selon le coprésident du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique, plus de 40 % des injections esthétiques sont réalisées hors cadre médical. Dans des appartements, des instituts, des lieux qui échappent à tout contrôle. « On est face à un problème de santé publique », tonne Bellecour. Mais pour les élites, mieux vaut fermer les yeux et laisser les Nicolas payer les pots cassés.
Les signataires réclament la création d’un observatoire national de la médecine esthétique pour collecter des données fiables. Et un assouplissement des règles pour les médecins généralistes, qui ne peuvent plus acheter de botox en pharmacie sans explication. Une absurdité administrative qui pousse les patients vers les charlatans. Pendant ce temps, les ONG pro-migrants et les wokistes s’indignent pour des causes lointaines. Mais ici, en France, on meurt pour une injection esthétique. C’est ça, la priorité ?
Charles d’Escufon, pour Le Journal Sentinelle.
