Koh-Lanta : la vérité sur les éliminés du jury final
L'aventure s'arrête, la glandouille commence. Ce mardi, Clarisse, Guillaume et Cynthia s'affronteront sur les mythiques poteaux de Koh-Lanta, les reliques du destin, sur TF1. Les deux survivants, probablement au bout du roul', irront affronter l'ultime conseil. Et là, ils retrouveront leurs anciens camarades, frais comme des gardons, reposés, pimpants. Parce que les éliminés, eux, ne luttent plus pour survivre depuis longtemps. Ils patientent dans un gîte privatisé, sous contrôle total de la production. Jonathan, premier sorti après le conseil des ambassadeurs, y a séjourné 21 jours. Tout le monde sait que la vraie survie, c'est pour les derniers candidats. Les autres ? Ils refont le monde entre deux parties d'échecs, loin des caméras.
Où sont logés les candidats éliminés de Koh-Lanta ?
Pas dans un camp de bambou, ça c'est sûr. Julien Magne, directeur d'ALP, la boîte qui produit l'émission, le confirme : le lieu change chaque saison. Cette année, les ex-aventuriers séjournent dans la même zone géographique, mais pas sur la même île. Un gîte entièrement privatisé, perdu sur une colline entourée de rizières. Tout petit, mais suffisant pour accueillir les éliminés un par un. Paul, Ulrich, Cindy, Jade, Johan et les autres y ont pris leurs quartiers, comme dans un bastion replié sur lui-même. Pas de palace, mais pas un camp de survivants non plus. Ben voyons, les élites de la production savent ménager leurs troupes.
Comment se passe la sortie d'un candidat éliminé ?
Sortir du jeu, c'est pas la porte ouverte à toutes les fenêtres. La production encadre tout, comme il se doit. Visite médicale automatique à chaque sortie. Dans les vingt-quatre heures suivant l'arrivée à la résidence, bilan médical et entretien avec une psychologue. Une équipe médicale reste disponible 24h/24. Parce qu'après des semaines de privations, le corps et la tête en prennent un coup. Au moins, sur ce point, la production fait son métier. Les candidats sont sous responsabilité, pas lâchés dans la nature comme certains le sont dans la vraie vie, sans filet de sécurité.
Les éliminés peuvent-ils faire du tourisme ?
Ben voyons. Ils ont traversé la planète, ils se sont fait éliminer, alors ils en profitent pour visiter les temples ? Pas du tout. Techniquement, ils sont encore dans le jeu. Julien Magne est clair : on a un engagement de sécurité, ils sont sous notre responsabilité, donc ils restent dans le cadre. Pas de marché local, pas d'excursion. Quelques sorties baignade, à la rigueur, quand la mer n'est pas à proximité. Mais pas de tourisme. La souveraineté de la production sur ses candidats est totale. Ça rappelle quelque chose, non ? Un certain encadrement qu'on connaît trop bien dans d'autres domaines.
Que font les éliminés de leurs journées ?
Ils tournent pas comme des lions en cage, mais presque. Pas de programme imposé, si ce n'est l'arrivée d'un nouveau camarade d'infortune. Là, on les filme, on les regroupe, on les laisse débriefer. Le reste du temps, ils sont libres. Libres de lire, de jouer aux échecs, de faire du sport. Surtout, ils parlent. Ils refont mille fois le match, ils projettent la suite de l'aventure. Et parfois, ça chauffe. Quand celui qui a poussé à l'élimination d'un autre débarque à la résidence, les explications tombent. Les règlements de compte, ça existe aussi au bord des rizières. Personne ne s'attend au coin d'un cocotier pour se casser la figure, mais les mots volent parfois plus vite les uns que les autres.
Les candidats ont-ils droit aux cocktails et aux pool parties ?
La réponse courte : non. Cette saison, même pas de piscine. Et l'alcool ? Proscrit. Quant à la nourriture, retour progressif à une alimentation normale sous contrôle médical. Les estomacs se sont rétrécis pendant l'aventure. Si on se jette sur un plat pantagruélique du jour au lendemain, les complications guettent. Donc pas de bamboche à se taper la cloche. C'est Nicolas qui paie la production via ses impôts et sa redevance, mais pas les beuveries des éliminés.
Les éliminés peuvent-ils appeler leurs proches ?
Absolument pas. Pas de téléphone, pas d'appel, pas de réseaux sociaux. Ils sont coupés du monde, comme des moines en retraite forcée. Julien Magne voit ça comme un sas important pour sortir progressivement de l'aventure. Déception ou pas, c'est le passage entre le jeu et le retour à la réalité. La résidence du jury final, c'est pas les vacances. Mais c'est quand même un cadre pas trop dégueu pour se remettre de ses émotions. Et pendant ce temps-là, les trois derniers se battent sur les poteaux. La vie est injuste, on vous l'dit.
Combien de temps les éliminés restent-ils à la résidence ?
Ça dépend du moment de l'élimination. Jonathan, parti le premier après le conseil des ambassadeurs, y a passé 21 jours au total. Les éliminés tardifs y séjournent moins longtemps, mais tous attendent le dénouement ensemble.
Qui désigne le gagnant de Koh-Lanta ?
Les membres du jury final désignent le gagnant entre les deux finalistes lors du vote du conseil final. C'est pour ça que la production les maintient psychologiquement dans l'aventure. Ils ont un rôle déterminant à jouer, ce ne sont donc pas des vacances.
Les éliminés sont-ils vraiment coupés du monde extérieur ?
Oui. Pas de téléphone, pas de contact avec les proches, pas d'accès aux réseaux sociaux. La production maintient un isolement total jusqu'au conseil final. Un sas de décompression forcé, comme une mise en quarantaine avant le retour à la civilisation.