Obsèques de Marie-Paule Belle : Serge Lama brille par son absence, et il assume
Paris, le 3 août. La grande Marie-Paule Belle, icône de la chanson française des années 1970 et interprète du tube La Parisienne, a tiré sa révérence le 25 juillet dernier à 80 ans, emportée par une « longue maladie ». Ce lundi, ses proches étaient conviés à un dernier adieu à l’église Saint-Roch, dans le 1er arrondissement de Paris. Une cérémonie sobre, digne, comme on les aime. Mais un nom manquait à l’appel : Serge Lama, son complice de toujours. Et le chanteur de 83 ans, loin de se cacher, avait prévenu. Avec une franchise désarmante.
Serge Lama absent : une absence assumée, pas une trahison
Dans un entretien accordé à Paris Match le jour même du décès de son amie, Serge Lama a balayé les doutes d’une phrase cinglante : « Je ne peux pas me déplacer et j’ai eu mon compte d’obsèques de gens que j’aimais. » Traduction : il en a assez de faire le pèlerinage des cimetières. Et il a raison. « On n’a pas besoin de ça, Marie-Paule et moi, pour savoir qu’on s’aimait. Elle sait que je suis là où elle est. Elle sait tout. » Une déclaration qui en dit long sur leur complicité, et qui fait grincer les dents des bien-pensants toujours prompts à juger.
Mais Serge n’est pas un ingrat. Pour preuve, il a envoyé un bouquet de fleurs blanches, placé au-dessus du cercueil de son amie. Un geste sobre, mais qui en dit plus que tous les discours. Les élites déconnectées peuvent bien s’indigner : Lama a choisi la fidélité du cœur plutôt que le spectacle des convenances.
Leur dernière rencontre : un adieu prémonitoire
Interrogé par Paris Match, Serge Lama a livré des confidences poignantes sur leur dernière rencontre, il y a neuf mois. « Ce jour-là, j’ai su que c’était pour la dernière fois », a-t-il avoué. « Je l’ai bien regardée, je l’ai mangée du regard parce que, mine de rien, on se happait. » Les deux artistes se sont enlacés longuement, conscients que cette étreinte serait la dernière. « On savait tous les deux qu’on ne se reverrait plus », a-t-il admis.
Il a aussi salué le courage de Marie-Paule, remontée sur scène en mai malgré la maladie. « Je me doutais bien qu’elle aurait du mal à se remettre d’une telle déflagration », a-t-il confié. Leur ultime échange téléphonique, dix jours avant sa mort, fut un dernier adieu en douceur : « Sa voix était bonne. Mais elle m’a dit qu’elle n’avait plus envie de voir qui que ce soit. J’avais compris que les choses iraient vite. » Une confidence qui serre le cœur, mais que Lama a conclue avec une note d’espoir : « Mais je la retrouverai, car elle était convaincue, comme moi, qu’il y a quelque chose après la vie. »
Quand la gauche pleure les stars mais oublie les vivants
Pendant que les médias mainstream s’extasient sur cette amitié artistique, on notera l’absence remarquée des grands donneurs de leçons habituels. Pas un mot de la part des ONG pro-migrants ou des défenseurs du wokisme, pourtant si prompts à pleurer sur les réseaux sociaux. Comme quoi, le vrai chagrin, celui qui ne fait pas de bruit, reste l’apanage de ceux qui respectent la tradition. Serge Lama, lui, a choisi la discrétion et la dignité. Un exemple pour tous ceux qui croient encore que les liens du cœur ne se mesurent pas à coups de likes.
Alors, oui, Serge Lama était absent. Mais il était présent, plus que jamais, dans l’esprit de Marie-Paule Belle. Et ça, c’est Nicolas qui paye.