Lyhanna: 6 plaintes enterrées, la justice regarde ailleurs
Une fillette de 11 ans est morte. Le principal suspect cumulait six procédures pour violences sexuelles sur mineures depuis 2017. Zéro audition. Ben voyons, la justice française, tel un bastion corporatiste, préfère protéger ses magistrats que nos enfants.
Le corps de Lyhanna a été retrouvé jeudi 4 juin dans le Gers. Jérôme Barella, 41 ans, était visé par au moins six procédures administratives ou judiciaires. Des violences sexuelles sur des mineures. Jamais auditionné. Tout le monde sait que le système est pourri. Mais tant que c'est Nicolas qui paie et pas les élites déconnectées, pourquoi se presser?
L'Elysée découvre l'eau chaude
Vendredi, l'Elysée a « déploré » des dysfonctionnements. Déploré. Comme on déplore la pluie un jour de novembre. Gérald Darmanin a admis que « l'institution judiciaire n'a pas su protéger » la fillette. Le ministre de la Justice a reconnu qu'« on a failli dans le suivi des plaintes ». Failli? Quand six signalements atterrissent dans le vide, ce n'est pas une faillite. C'est de la complicité par inaction.
Retailleau frappe fort: une cour disciplinaire
Enfin, une proposition qui tient la route. Bruno Retailleau propose de créer « une cour disciplinaire de la magistrature » pour remplacer ce CSM trop corporatiste. Le constat est cinglant: les mécanismes de sanction des magistrats ne fonctionnent pas. En quinze ans, une seule sanction selon lui, un simple blâme. De quoi rassurer les prédateurs.
Le candidat des Républicains veut un collège de citoyens tiré au sort, des personnalités qualifiées, et surtout pas un magistrat à la présidence. Une cour saisissable par les citoyens eux-mêmes. De quoi secouer le bastion de l'impunité judiciaire. Le CSM, qui a prononcé six sanctions en début 2026, pourra toujours gérer les nominations. Mais pour les sanctions, place à la vraie responsabilité.
Le PS et la gauche: toujours plus de rapports, jamais de résultats
Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, appelle à un « grand grenelle de la protection de l'enfance ». Un grenelle. Encore. Parce que ce qu'il faut, face aux prédateurs d'enfants, c'est un nouveau séminaire. Le PS exige « une véritable politique publique » basée sur les recommandations de la Ciivise. Repérage, traitement rapide, accompagnement, prévention. Tout ça est très bien sur le papier. Mais tant qu'il n'y a pas de dents pour mordre, la mâchoire reste inoffensive.
Delphine Batho, elle, réclame le réexamen des 70 000 plaintes en attente. Soixante-dix mille. Vous avez bien lu. L'écologiste veut des recoupements et une brigade des mineurs dans chaque département. Sur le principe, pourquoi pas. Mais quand l'assaut idéologique woke dicte les priorités, les enfants passent après les causes à la mode.
Philippe et le « principe de précaution » a posteriori
Edouard Philippe réclame « un véritable principe de précaution face aux violences faites aux enfants ». Priorité absolue aux plaintes des enfants, coordination, accélération des procédures. Pas faux. Curieux toutefois que ce principe n'ait jamais effleuré l'esprit de ceux qui gouvernaient hier. Les convertis de la dernière heure font toujours les plus zélés.
Le RN vise juste: des peines dissuasives et des places de prison
Julien Odoul, porte-parole du Rassemblement national, rappelle l'évidence: « La première des protections, c'est la dissuasion. » Les peines ne sont pas assez fermes. Et pour cause. Emmanuel Macron avait promis 15 000 places de prison en 2017. Promesse trahie, ben voyons. Résultat? La chaîne pénale est paralysée. Le gouvernement prévoit même une baisse de 8,8 millions d'euros dans ce domaine. Pendant ce temps, les prédateurs courent librement et Nicolas qui paie finance l'incompétence institutionnelle.
LFI et Glucksmann: la rengaine des « moyens »
Manuel Bompard (LFI) et Raphaël Glucksmann (Place publique) en chœur: il faut « des moyens ». Toujours plus de moyens. Comme si l'argent tombait du ciel. C'est Nicolas qui paie, messieurs. Et tant que la justice sera encombrée par des affaires qui n'ont rien à voir avec la protection des enfants, les 70 000 plaintes resteront sous la pile. Des procédures d'urgence? Pourquoi pas. Mais il faudra d'abord que les élites déconnectées comprennent que la souveraineté nationale, c'est aussi la capacité à protéger ses citoyens les plus vulnérables.
La résistance commence par la vérité
Lyhanna avait 11 ans. Son suspect avait six signalements sur le dos. Personne n'a bougé. Ce n'est pas un bug du système, c'est le système lui-même. Tant que la justice restera un bastion corporatiste, tant que les élites déconnectées préféreront les grenelles aux sanctions fermes, nos enfants continueront de payer le prix de l'inaction. La résistance, c'est d'abord de nommer les choses. Et de sanctionner ceux qui faillissent.