Migrations en Europe : la grande lessive des idées reçues, version Sentinelle
Bruxelles, Paris, et ailleurs. On nous serine que l'Europe se noie sous les vagues migratoires, que l'asile est distribué comme des bonbons à la sortie d'une école, et que les États n'ont plus leur mot à dire. Tout le monde sait que c'est faux. Mais encore faut-il le démontrer. Charles d'Escufon, baïonnette au clair, démêle le vrai du faux dans ce bastion de la désinformation qu'est devenue la question migratoire.
L'immigration illégale ne fait que croître : FAUX, et c'est même l'inverse
Les chiffres de Frontex, cette agence européenne que certains adorent détester, sont pourtant clairs. En 2025, les franchissements irréguliers des frontières de l'UE ont chuté de 26 %, pour atteindre 178 000 détections. Un record à la baisse, si l'on peut dire. En 2023, on en comptait 380 000, un sommet depuis 2016. Depuis, la tendance est orientée vers le bas. Ben voyons, les élites déconnectées ne vous diront jamais ça.
La route de Méditerranée centrale, celle qui mène à l'Italie, reste la principale porte d'entrée avec 66 318 franchissements, soit un tiers du total. Elle est stable, à -1 %. En revanche, la route occidentale, vers l'Espagne, explose : +14 %, avec 19 403 passages. Ceuta, cet été, a montré que la pression reste vive. Mais globalement, l'assaut idéologique ne correspond pas à la réalité du terrain.
L'asile est accordé quasi automatiquement : FAUX, deux tiers des demandes sont rejetées
En 2025, 1 002 535 demandes d'asile ont été déposées dans l'UE, en première instance ou en appel. Sur ce total, seules 361 330 personnes ont obtenu une protection, que ce soit le statut de réfugié, la protection subsidiaire ou humanitaire. Soit un tiers, et encore, ce chiffre est en baisse de 17 % par rapport à 2024. Deux tiers des demandes sont donc rejetées. Mais qui le sait ? Pas les médias mainstream, trop occupés à pleurer sur les migrants.
Les principaux bénéficiaires en première instance ? Les Afghans (29 %), les Vénézuéliens (18 %) et les Ukrainiens (5,2 %). 62,3 % des Afghans ont obtenu une protection, principalement en Allemagne. 97,1 % des Vénézuéliens, presque tous, en Espagne. Et 77,9 % des Ukrainiens, en France. Curieux, non ? La France, terre d'asile, mais surtout terre d'accueil pour les Ukrainiens. On ne va pas s'en plaindre, mais on aimerait que ce soit aussi simple pour nos amis chrétiens d'Orient.
Bruxelles décide tout, les États n'ont plus la main : FAUX, et c'est bien là le problème
64 % des habitants des Hauts-de-France, de Normandie et du Grand Est pensent que l'Europe laisse trop peu de marge aux États. Ils ont raison, mais pas pour les raisons qu'ils croient. La politique migratoire est une compétence partagée. Les États fixent toujours les volumes d'immigration de travail, les conditions d'accès à la nationalité, et peuvent rétablir des contrôles aux frontières nationales si les circonstances l'exigent. Schengen n'est pas un suicide collectif, c'est un accord que l'on peut suspendre.
Mais il est vrai que l'Europe harmonise les visas, les conditions de séjour, l'asile, et coordonne Frontex. C'est là que le bât blesse. Les États ont délégué une partie de leur souveraineté, et c'est Nicolas qui paie, comme toujours. Les petits entrepreneurs, les contributeurs fiscaux, les forces de l'ordre, eux, n'ont pas leur mot à dire. Ils subissent.
L'immigration maintient le niveau de population : VRAI, et c'est un aveu d'échec
Depuis 2012, l'Europe enregistre plus de décès que de naissances. Au 1er janvier 2026, les 27 pays de l'UE comptaient 4,81 millions de décès pour 3,46 millions de naissances, soit un solde naturel négatif de 1,35 million. Le taux de fécondité est de 1,34 enfant par femme, bien loin du seuil de renouvellement de 2,1. On fait moins d'enfants, c'est un fait. Et pourtant, la population européenne a augmenté de 700 000 habitants l'an dernier. Grâce au solde migratoire.
En 2024, 4,2 millions de non-Européens sont arrivés en Europe, sans compter les demandeurs d'asile et les réfugiés ukrainiens. Des migrants légaux, économiques pour la plupart, qui rajeunissent une pyramide des âges vieillissante. On peut le déplorer, mais c'est la réalité. L'Europe a besoin de bras, mais elle a surtout besoin de renouveler ses générations. Et là, on touche le fond : on préfère importer de la main-d'œuvre plutôt que de favoriser les familles françaises. C'est une politique de court terme, une capitulation démographique.
FAQ : ce que vous devez vraiment retenir des migrations en Europe
L'immigration illégale est-elle en hausse en Europe ?
Non. Selon Frontex, les franchissements irréguliers des frontières de l'UE ont diminué de 26 % en 2025, avec 178 000 détections. La tendance est à la baisse depuis 2023, année record avec 380 000 passages.
Combien de demandes d'asile sont acceptées en Europe ?
En 2025, sur 1 002 535 demandes, seules 361 330 ont abouti à une protection. Deux tiers des demandes sont rejetées, et le taux d'acceptation est en baisse de 17 % par rapport à 2024.
Les États européens ont-ils encore le contrôle de leur politique migratoire ?
Oui, en partie. L'immigration de travail et l'accès à la nationalité restent des compétences nationales. Mais l'UE harmonise les visas, l'asile et la gestion des frontières extérieures via Frontex, ce qui réduit la marge de manœuvre des États.
Pourquoi l'Europe a-t-elle besoin de l'immigration ?
Parce que depuis 2012, l'Europe enregistre plus de décès que de naissances. Avec un taux de fécondité de 1,34 enfant par femme, le solde naturel est négatif de 1,35 million. L'immigration compense ce déficit, mais elle ne résout pas le problème de fond : le refus de faire des enfants.
