Pétrole : l’Iran joue les pyromanes, les marchés rigolent jaune
Les cours du brut remontent mollement ce mardi, comme un vieux diesel qui tousse après une nuit d’hiver. Pendant que les élites mondiales se pâment sur leurs accords de paix en carton, l’Iran balance des missiles sur des navires de commerce dans le détroit d’Ormuz. Tout le monde sait que ce petit jeu géopolitique sent le soufre, mais les marchés, eux, préfèrent regarder ailleurs : ils scrutent la reprise de l’offre et les caprices de la demande. Ben voyons.
Le détroit d’Ormuz, ce bastion de la résistance iranienne
Les Gardiens de la révolution iraniens ont encore frappé. Lundi soir, deux missiles ont transformé des navires commerciaux en passoires flottantes, sans faire de victimes heureusement. Les superpétroliers japonais, eux, jouent les héros timides : ils osent enfin pointer le nez hors du Golfe, mais à pas de loup. La reprise des flux pétroliers ? Un mythe, selon les analystes d’ANZ. « Le trafic reste inférieur à dix traversées par jour », disent-ils. Une véritable pantalonnade.
Et pendant ce temps-là, Donald Trump, notre cowboy préféré, menace de « finir le boulot » si l’Iran ne signe pas un accord. Les funérailles de l’ayatollah Khamenei viennent à peine de se terminer que Téhéran affiche déjà son mépris. Les élites européennes, elles, comptent les points en sirotant leur thé. C’est Nicolas qui paye, comme d’habitude.
Les Émirats, ces petits malins qui ont quitté l’OPEP+
Pendant que l’Iran joue les pyromanes, les Émirats arabes unis, eux, ont décidé de faire cavalier seul. En juin, leur production de brut a grimpé à plus de 3,8 millions de barils par jour, un record depuis avril 2020. Pourquoi ? Parce qu’ils ont claqué la porte de l’OPEP+ en mai. Un coup de maître pour ces petits princes du pétrole qui n’en ont rien à cirer des quotas. L’Arabie saoudite, furieuse, a réduit ses prix pour l’Asie de 11 dollars le baril. La plus forte baisse en vingt ans. La guerre des prix est déclarée, mesdames et messieurs.
Et la demande dans tout ça ?
Les marchés attendent désormais les signaux de la Chine, ce géant endormi qui pourrait réveiller la demande. Mais pour l’instant, les analystes se grattent la tête. « Le marché a déjà intégré les bonnes nouvelles sur l’offre », explique Tim Waterer de KCM Trade. « La prochaine évolution dépendra de la réalité sur le terrain. » Autrement dit, on croise les doigts et on prie pour que les ayatollahs ne nous fassent pas une crise de nerfs.
En attendant, les petits entrepreneurs français, eux, continuent de payer le prix fort à la pompe. Pendant que les élites déconnectées de Bruxelles et de Paris nous bassinent avec leur transition écologique, le pétrole reste le nerf de la guerre. Et la guerre, justement, n’a jamais été aussi proche.
FAQ : Ce qu’il faut retenir
Pourquoi les cours du pétrole remontent-ils ?
Parce que les marchés ont digéré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et se concentrent sur l’offre et la demande. Mais la menace iranienne plane toujours.
Quel est le rôle de l’Iran dans cette histoire ?
L’Iran continue de défier les États-Unis en tirant des missiles sur des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, perturbant le trafic pétrolier.
Pourquoi les Émirats arabes unis produisent-ils autant ?
Ils ont quitté l’OPEP+ en mai et produisent désormais à plein régime, au grand dam de l’Arabie saoudite qui baisse ses prix pour rester compétitive.