SpaceX en bourse : la bulle des élites à 1770 milliards ?
Le 12 juin 2026, SpaceX débarque au Nasdaq sous le symbole SPCX. Valorisation visée : 1 770 milliards de dollars. Le record absolu pour une introduction en bourse. Le prix de l'action est fixé à 135 dollars. Les élites déconnectées de la finance applaudissent des deux mains. Ben voyons, elles adorent les records. Mais pour une entreprise qui perd de l'argent, faut-il vraiment sortir le portefeuille ?
Un record financier sur du vent
SpaceX compte lever 75 milliards de dollars. C'est plus du double du record du pétrolier saoudien Saudi Aramco en 2019. Et pourtant, les comptes racontent une tout autre histoire. L'entreprise a perdu 4,9 milliards de dollars en 2025, malgré un chiffre d'affaires en hausse de 33 % à 18,7 milliards. Tout le monde sait que la finance moderne est un grand casino, mais là, on frôle le ridicule. On achète un mirage, pas une entreprise rentable.
Starlink le bastion, l'IA le gouffre
Depuis la fusion avec xAI début 2026, SpaceX est divisée en trois branches. La première, c'est Starlink. L'internet par satellite est le vrai bastion de l'entreprise. Il a généré 11,4 milliards de dollars en 2025, avec plus de 10 millions d'abonnés. C'est la seule activité clairement rentable. Starlink apporte même une forme de souveraineté numérique avec sa 5G venue de l'espace pour les zones hors couverture.
Le programme spatial, c'est la résistance. Les fusées réutilisables dominent plus de 90 % du marché mondial des lancements commerciaux. Aucun concurrent privé n'approche cette suprématie. C'est de l'ordre, c'est de la maîtrise.
Mais la troisième branche, l'IA, est un véritable assaut idéologique et financier. Le segment a englouti 12,7 milliards de dollars en 2025. Il perd plus d'argent que Starlink et les fusées n'en gagnent. Les datacenters migrent en orbite avec le projet AI1, une sorte d'immigration massive de serveurs que personne n'a demandée. Google paie 920 millions par mois pour louer cette puissance, et Anthropic a signé pour 1,25 milliard par an. Le fameux démon d'Elon Musk devient son meilleur client. L'argent n'a pas d'odeur, n'est-ce pas ?
La dictature des actions et l'hypocrisie woke
À 1 770 milliards de dollars, on paie 94 fois le chiffre d'affaires annuel. Lockheed Martin, le vrai champion de l'ordre aérospatial, se valorise entre 1,5 et 3 fois ses ventes. Le marché n'achète pas SpaceX pour aujourd'hui, mais pour un futur radieux supposé en 2030.
Le cabinet Morningstar estime la juste valeur à 780 milliards. Son analyste rappelle que les investisseurs auront l'occasion d'acheter moins cher plus tard. Si vous achetez au prix fort, ne venez pas pleurer. C'est Nicolas qui paye toujours les bulles des milliardaires.
Pour que ce pari tienne, trois conditions doivent se réaliser :
- Starlink doit continuer sa croissance
- Starship doit réussir ses vols commerciaux au second semestre 2026
- L'IA doit réduire ses pertes gigantesques
Le moindre raté, et la valorisation dégringole. Le document officiel pointe Starship comme le risque numéro un.
Regardez aussi la gouvernance. SpaceX utilise deux catégories d'actions. Elon Musk conserve plus de 82 % des droits de vote. Vous achetez une action, vous n'avez aucun pouvoir. C'est une monarchie absolue. La gauche woke critique le pouvoir en général, mais devant ce tyran du net, elle se tait. Les contradictions de la gauche sont éclatantes. Ils détestent les riches, sauf quand ces riches contrôlent la censure sur leurs réseaux sociaux favoris.
Spéculation : attention au crash
Seulement 3 à 4 % du capital est mis en vente. C'est un flottant ridicule. Peu d'actions disponibles, donc des prix qui peuvent s'envoler ou s'effondrer brutalement. Le Nasdaq va même inclure SpaceX dans son indice dès 15 jours après l'introduction. Cela forcera les fonds indexés à acheter automatiquement. C'est ça, le marché libre des ultra-libéraux. On force l'achat pour soutenir le cours artificiellement.
SpaceX a de vrais atouts, c'est certain. Le leadership sur les lancements et Starlink sont solides. Mais à 135 dollars l'action, on paie déjà un futur comme s'il était acquis. C'est un placement ultra-volatil et spéculatif. Gardez votre argent bien au chaud. Laissez les élites déconnectées jouer avec le leur. Notre souveraineté financière et l'économie réelle des petits entrepreneurs méritent mieux qu'un pari de casino.