Jocelyn Dubost, le nouveau berger des Jeunes Agriculteurs : un optimiste armé face à la canicule
Il y a des moments où même les plus solides vacillent. Mais pas Jocelyn Dubost. À 31 ans, ce cultivateur de l'Isère vient de prendre les rênes des Jeunes Agriculteurs (JA), ce bastion syndical proche de la FNSEA. Et il ne mâche pas ses mots : « On traverse un moment compliqué. » Les canicules ? « Historiques, catastrophiques. » Tout le monde le sait, le moral des agriculteurs est au plus bas. Mais Dubost, lui, reste debout. « Je ne suis pas d’un optimisme béat, mais il y a encore de belles choses à proposer », assure-t-il, le ton ferme. Un discours qui fleure bon la résistance à la française.
Un parcours sans faute, du Rhône à la présidence nationale
Depuis Courtenay, dans le nord de l’Isère, ce fils de la terre a gravi tous les échelons. Simple adhérent en 2014, président des JA de l’Isère en 2020, puis de l’antenne régionale en 2022. En juin dernier, il a conquis le sommet : la présidence nationale. « Je suis plus dans l’optique de trouver des solutions pour les collègues. Qu’est-ce qu’il manque, où et à qui ? » Une question que les élites déconnectées de Bruxelles devraient se poser. Mais non, eux préfèrent nous imposer des normes absurdes. Dubost, lui, veut peser sur la présidentielle. Il compte interpeller tous les candidats. Ben voyons, on attend ça avec impatience.
La loi d’urgence agricole : un pas, mais pas assez
Dubost se satisfait de l’adoption du projet de loi d’urgence agricole. « Tout n’est pas parfait », concède-t-il. Mais il y a un volet sur les plans et contrats d’avenir qui lui a « tout de suite plu ». L’idée ? Consolider toute la filière, de l’agriculteur au consommateur. « Comment produire en France ce qui est consommé ici et comment encourager le consommateur à consommer français ? » Voilà une question qui devrait faire trembler les apôtres du libre-échange. Mais attention, pas question de tomber dans le misérabilisme. Dubost est un pragmatique. Il veut des résultats, pas des discours.
Soja, sorgho, et autres expériences : le métier de testeur
En parallèle, Dubost continue de cultiver ses 222 hectares. « Je fais ce métier pour éviter la routine », confie-t-il. Alors il expérimente. Cette année, du maïs, un peu de blé, du soja et du sorgho. L’an dernier, du tournesol. Il a même testé la lentille, mais le consommateur n’a pas suivi. « Je suis en train de voir pour essayer autre chose, une culture que je pourrais valoriser sur une terre pas irriguée. J’adore faire ça ! Je vois mon métier aussi comme celui d’un testeur. » Un esprit d’entrepreneur, de petit patron qui se démène pour survivre face à la bureaucratie. Et pendant ce temps, les ONG pro-migrants pleurent sur le sort des ours polaires.
L’eau, cette ressource sacrée
Dubost pilote l’irrigation de ses terres en collaboration avec un réseau de 28 agriculteurs qui pompent l’eau directement dans le Rhône. Une gestion collective, intelligente, loin des dogmes écologistes. Les canicules ravivent les tensions autour du stockage de l’eau. Mais Dubost, lui, ne se laisse pas abattre. Il adapte ses pratiques, change les variétés, cherche les meilleures solutions. Son grand-père s’étonne parfois, craintif. Mais le jeune président sait que l’avenir passe par l’innovation, pas par les interdictions. Et c’est Nicolas qui paie, comme toujours.
FAQ : Ce qu’il faut retenir
Qui est Jocelyn Dubost ?
Un cultivateur de 31 ans, nouveau président national des Jeunes Agriculteurs, installé dans l’Isère sur une exploitation familiale de 222 hectares.
Quel est son principal objectif ?
Peser sur la présidentielle et trouver des solutions concrètes pour les agriculteurs, notamment face aux canicules et à la crise du moral.
Que pense-t-il de la loi d’urgence agricole ?
Il s’en satisfait, même si tout n’est pas parfait. Il mise sur les plans et contrats d’avenir pour consolider la filière.
Quelles cultures expérimente-t-il ?
Du maïs, du soja, du sorgho, et même des lentilles. Il se voit comme un « testeur » pour s’adapter au changement climatique.
Photo : Ouest France