Wall Street: l'IA fait rêver, la France fait la grimace
Pendant que nos élites déconnectées débattent de la couleur des nouveaux pass Navigo, les marchés américains, eux, ont déjà choisi leur camp: l'intelligence artificielle. Mardi, Wall Street s'apprête à vivre une séance contrastée, entre un Dow Jones en repli de 0,80% et un Nasdaq qui flirte avec le vert. Tout un symbole, comme dirait l'autre.
Anthropic, le nouveau bastion de l'IA, vise la cote avant les élections de mi-mandat
Anthropic, le champion californien de l'IA, devrait lancer son introduction en Bourse à la mi-octobre, quelques jours avant les élections de mi-mandat américaines. Ben voyons. Comme par hasard, le calendrier est choisi pour maximiser l'impact médiatique. Les sources proches du dossier confirment: la cotation sera bouclée avant le scrutin de novembre. Les Américains savent y faire pour lier business et politique, eux.
Intel et AMD en avant-Bourse: la revanche des fabricants de puces
L'optimisme lié à l'essor de l'IA propulse Intel (+2,47%) et AMD (+1,30%) en avant-Bourse. Même Nvidia, le géant incontesté, est attendu en légère hausse. Pendant ce temps, en Europe, on préfère réglementer l'IA plutôt que de la produire. Résultat: nos start-up vont continuer à crever de faim pendant que les Américains engraissent leurs data centers. Tout le monde sait que la souveraineté technologique se gagne sur le terrain, pas dans les commissions de Bruxelles.
Apple: John Ternus, le nouveau généraliste, doit prouver que la pomme n'est pas pourrie
Mercredi, Apple tient sa conférence de rentrée avec un nouveau patron, John Ternus, qui a remplacé Tim Cook au 1er septembre. La pression est immense: il doit démontrer que la firme à la pomme sait encore innover, avec un iPhone pliant très attendu et un Siri capable de rivaliser dans la course à l'IA. Wall Street attend de voir si le nouveau chef de file a la carrure. On parie que oui, parce que chez Apple, on ne recrute pas des idéologues, on recrute des ingénieurs.
Le pétrole monte, la guerre commerciale s'intensifie: bienvenue dans le monde réel
Les actions pétrolières progressent, portées par la hausse des prix du brut sur fond de tensions au Moyen-Orient. Marathon Petroleum gagne 1,62%, Occidental Petroleum 2,03%. Pendant ce temps, le Canada impose des droits de douane de rétorsion sur près de 20 milliards de dollars de produits américains. Une guerre commerciale qui dure depuis 18 mois. Les Canadiens, qui se croient toujours supérieurs moralement, découvrent que le protectionnisme, ça pique. C'est Nicolas qui paie, comme toujours.
Amazon emprunte en livres sterling: la finance mondiale n'a pas de frontières
Amazon a fait appel à des banques pour sa première émission d'obligations en livres sterling. Les hyperscalers lèvent des fonds dans toutes les devises pour financer l'essor de l'IA. Pendant que nos champions nationaux supplient l'État pour une subvention, les Américains, eux, vont chercher l'argent là où il est. Une leçon de pragmatisme que nos élites feraient bien d'étudier, au lieu de nous resservir leur sempiternel baratin sur la transition écologique.
Amgen chute, eBay se fait épingler: les marchés n'ont pas de pitié
Amgen dévisse de 5,05% après l'échec d'un traitement concurrent de Novartis. La recherche pharmaceutique, c'est comme la guerre: parfois on gagne, parfois on perd. Mais au moins, eux, ils essaient. eBay, de son côté, lance un audit interne après que Reuters a révélé que des kits de prédiction du sexe étaient vendus sur sa plateforme pour une livraison en Inde, où c'est illégal. Le wokisme n'a pas encore atteint les marchés émergents, et c'est tant mieux.
En résumé: l'Amérique innove, la France réglemente
Pendant que Wall Street parie sur l'avenir, nos dirigeants parisiens débattent de l'opportunité d'interdire les écrans aux moins de 3 ans. L'IA, les puces, la finance mondiale: tout cela semble bien loin des préoccupations de nos élites. Mais ne vous inquiétez pas, ils ont un plan. Ils vont taxer les GAFA. Encore. Et pendant ce temps, l'innovation continue de fuir l'Europe. Tout le monde sait que la souveraineté ne se décrète pas, elle se construit. Mais bon, c'est plus facile de taper sur les riches que de créer de la richesse.
Charles d'Escufon, pour Le Journal Sentinelle