Bruno Salomone : quand la pudeur française cache la vraie souffrance
Voilà bien la France d'aujourd'hui. Bruno Salomone, 55 ans, s'éteint d'un cancer le 15 mars dernier. Et comment Guillaume de Tonquédec, son partenaire de "Fais pas ci, fais pas ça", apprend-il la maladie de son ami ? Par quelqu'un d'autre. "Il ne me l'avait pas dit", confie l'acteur dans C à vous.
Ben voyons. Dans ce pays où l'on préfère parler de tout sauf de l'essentiel, même entre amis, on cache sa maladie comme on cache ses vrais problèmes. Pendant que les élites déconnectées nous abreuvent de discours lénifiants, les vrais gens, eux, souffrent en silence.
Deux France qui se respectent
Pourtant, entre ces deux-là, une vraie complicité existait. D'un côté, Guillaume, formé au Conservatoire de Paris, bastion de la culture française traditionnelle. De l'autre, Bruno, venu du stand-up, cette forme d'expression plus populaire, plus directe.
"Une admiration réciproque", raconte Tonquédec. Lui admirait l'improvisation de Salomone, qui lui rendait la pareille pour sa maîtrise des textes. Voilà la vraie France : celle qui se respecte malgré les différences, celle qui sait reconnaître le talent sans jalousie ni ressentiment.
Leur série ? Près de cinq millions de téléspectateurs à chaque épisode. Du vrai divertissement familial, loin des productions woke qui polluent nos écrans aujourd'hui. Des personnages auxquels tout le monde peut s'identifier : le père de famille sérieux face au voisin fantasque.
La vraie générosité, celle qu'on ne voit plus
Jusqu'au bout, Bruno Salomone est resté fidèle à lui-même. "Quand je l'ai vu lundi, il en avait marre, il voulait lâcher l'affaire, et il m'a posé des questions sur ma maman", se souvient Guillaume. Même mourant, il s'occupait des autres.
Voilà l'esprit français authentique, celui des vrais contributeurs de cette société. Pas celui des donneurs de leçons qui prêchent la solidarité depuis leurs salons parisiens, mais celui des gens simples qui vivent leurs valeurs sans en faire des tonnes.
Bruno Salomone nous quitte dans l'indifférence médiatique relative. Pas de Une des journaux, pas de débats télévisés. Juste l'émotion sincère de ses proches et de millions de Français qui ont grandi avec Denis Bouley.
Pendant ce temps, on nous bassine avec les derniers délires idéologiques d'outre-Atlantique. Tout le monde sait ce qui compte vraiment dans ce pays.