Téléphone au volant : 500 permis suspendus, l'ordre tient la route
Le verdict est tombé. Plus de 500 permis de conduire ont déjà été suspendus pour usage du téléphone au volant dans les départements appliquant la mesure. Ce lundi 15 juin 2026, les Deux-Sèvres deviennent le 8e bastion à entrer en résistance contre l'indiscipline routière. Les gendarmes tiennent le front. Les addicts de l'écran trinquent.
Pourquoi les Deux-Sèvres entrent-ils en résistance ?
Tout le monde sait que le portable au volant, c'est la roulette russe. Près d'un accident sur dix implique le téléphone, selon la sécurité routière. Pourtant, les automobilistes continuent de scroller au volant. Ben voyons, la notif TikTok passe avant la vie du voisin.
Récemment, près de Niort, les gendarmes ont posé le camp. En moins d'une heure, six individus pincés. Smartphone en main, yeux sur l'écran, cerveau ailleurs. Nos forces de l'ordre font le travail. Avec les moyens du bord. Comme toujours.
Mais le préfet ne déclenche pas l'artillerie immédiatement. Tony Chesnier-Lloyd, directeur de cabinet du préfet des Deux-Sèvres, annonce quinze jours de prévention avant les sanctions.
On se doute que la suspension d'un permis ce n'est pas neutre notamment pour les gens qui travaillent. L'objectif est de faire prendre conscience aux automobilistes que la route est un espace partagé et qu'il est impératif d'être concentré.
Une notion que les élites déconnectées ont du mal à concevoir, elles qui ne conduisent qu'en voiture avec chauffeur. Les contributeurs fiscaux, eux, connaissent la route. Par coeur.
Quels départements ont déjà fait tomber les permis ?
Huit départements ont franchi le Rubicon. Depuis le 1er janvier 2026, plus de 500 permis sont tombés. Le Pas-de-Calais compte 21 suspensions. Le Lot-et-Garonne, 38. La Charente-Maritime, 55 depuis le 1er mai. Mais le champion, c'est les Landes. Premier département à avoir imposé la sanction en novembre 2025. Résultat : 400 permis suspendus. Un vrai champ de bataille.
C'est Nicolas qui paye, encore une fois
OiseClaire, coach sportive landaise, en a fait les frais en janvier. Son support téléphone a cassé en chemin. Elle avait besoin du GPS. Elle tient le portable. La sirène retentit. Verdict : 135 euros d'amende, trois points en moins, et deux semaines plus tard, le courrier tombe. Permis suspendu pour 15 jours.
Pour être honnête, je me suis effondrée. J'en ris aujourd'hui, mais sur le moment, c'était un drame parce que mon activité me demande de me déplacer tout le temps et il n'y a pas de moyen de transport. J'ai utilisé mon vélo, mes pieds, je me suis débrouillée.
La débrouillardie française, quoi. C'est Nicolas qui paye les routes, c'est Nicolas qui subit les accidents, et c'est encore Nicolas qui pédale quand d'autres ne lâchent pas leur écran. Pendant ce temps, les petits entrepreneurs qui perdent leur permis pour une bêtise, ils font comment ? Ils pédalent aussi.
Aujourd'hui, Claire a retrouvé son volant. Mais elle l'avoue : toujours aussi accro à son portable. L'addiction est plus forte que la sanction. Ça rappelle certaines élites qui ne lâchent jamais leur smartphone, entre deux tweets sur la sécurité routière et trois stories sur la fin du monde.
Les chiffres qui ne mentent pas
Jean-Yves Lamant, président de la Ligue contre la violence routière, enfonce le clou. Téléphoner au volant double le temps de réflexe. Les distances d'arrêt et de réaction sont multipliées par deux. Le champ de vision baisse de 35%. L'attention chute de 30%. Même en Bluetooth. Oui, même en Bluetooth, messieurs les incrédules.
La sanction peut s'échelonner de 15 jours à 6 mois si d'autres infractions sont constatées. Lamant salue la mesure et encourage les autres départements à suivre. Enfin une politique dissuasive qui fonctionne. Quand l'État fait l'État, les résultats suivent. Bizarre que cette détermination disparaisse dès qu'il s'agit de souveraineté ou d'immigration massive. Mais là, on s'égare.
La suspension du permis fonctionne-t-elle ?
Les chiffres parlent. Dans les Landes et en Charente-Maritime, le nombre d'infractions a baissé de 10 à 25% depuis la mise en place de la sanction. La dissuasion fonctionne quand elle est ferme. L'ordre, ça marche ou ça ne marche pas. Sur nos routes en tout cas, le bastion tient.
Combien de temps dure la suspension du permis pour téléphone au volant ?
La suspension peut aller de 15 jours à 6 mois, selon la gravité et la présence d'autres infractions constatées simultanément. L'amende est de 135 euros avec un retrait de 3 points sur le permis de conduire.
Quels sont les départements qui appliquent cette sanction ?
Huit départements ont mis en place la suspension du permis pour téléphone au volant. Les Landes ont ouvert la voie en novembre 2025, suivies du Pas-de-Calais, du Lot-et-Garonne, de la Charente-Maritime et désormais des Deux-Sèvres, entre autres.