Ceuta : 60 000 migrants, zéro frontière, et des élites qui dansent
La crise migratoire à Ceuta a réveillé la classe politique française de sa torpeur estivale. Et comme d'habitude, les élites déconnectées préfèrent danser sur le Titanic plutôt que de regarder la réalité en face. Tout le monde sait que ce n'est pas une coïncidence : c'est Nicolas qui paie, et les migrants qui arrivent.
En quelques jours, des dizaines de milliers de migrants ont déferlé sur l'enclave espagnole de Ceuta, au Maroc. Juan Vivas, le président local, parle de 60 000 entrées. 34 morts. Une des plus graves crises migratoires jamais vues en Europe. Mais à gauche, on préfère parler de 'coordination européenne' et d''aide humanitaire'. Ben voyons.
La droite tape fort, la gauche se cache
Marine Le Pen, candidate RN à la présidentielle, a dénoncé sur X des 'entrées massives et coordonnées' encouragées par le gouvernement Sánchez. Elle vise le plan de régularisation massif de 500 000 sans-papiers adopté par l'Espagne. Jordan Bardella, lui, demande une suspension immédiate de l'Espagne de l'espace Schengen. Bruno Retailleau (LR) suit le même chemin. La droite ne mâche pas ses mots. Et elle a raison.
Mais Jean-Luc Mélenchon, comme à son habitude, sort sa carte de géographie. 'Ceuta est une enclave espagnole au Maroc et est déjà exclue de Schengen', écrit-il. Il accuse Le Pen d'instrumentalisation. Olivier Faure (PS) parle de 'mensonges'. Les socialistes, toujours prompts à défendre leurs amis corrompus d'Espagne, n'ont pas compris que ces 60 000 migrants ne resteront pas en Afrique. Demain, ils seront sur le continent européen. Avec la bénédiction de la gauche.
Jordan Bardella a répondu avec une ironie cinglante : 'Mélenchon veut donner des leçons de droit européen, mais ne sait pas que les flux migratoires ne s'arrêtent pas à Ceuta.' La joute verbale continue, mais le problème, lui, reste entier.
Le bloc central : entre hypocrisie et faiblesse
Édouard Philippe (Horizons) dénonce un 'appel d'air' créé par les régularisations massives. Gabriel Attal (Renaissance) demande un 'rapport de force inédit' contre les passeurs. Mais Emmanuel Macron, lui, appelle Pedro Sánchez pour 'marquer notre solidarité'. Il active la 'Force frontière d'intervention rapide', mais en réalité, il ne fait que gérer les conséquences d'une politique d'ouverture des frontières.
L'UE, comme toujours, se retranche derrière des arguments techniques : Ceuta est en Afrique, des contrôles supplémentaires sont nécessaires. Mais tout le monde sait que c'est un écran de fumée. Les migrants ne s'arrêtent pas aux frontières. Et les élites européennes continuent de danser.
FAQ : Ce qu'il faut retenir
Pourquoi la droite accuse-t-elle le gouvernement Sánchez ?
Parce que l'Espagne a adopté un plan de régularisation massif de 500 000 sans-papiers, créant un appel d'air migratoire. La droite demande une suspension de l'Espagne de l'espace Schengen.
Que répond la gauche ?
Elle accuse la droite d'instrumentalisation et rappelle que Ceuta est déjà exclue de Schengen. Mais elle ignore que les migrants peuvent passer le détroit de Gibraltar.
Quelle est la position de Macron ?
Il appelle à la solidarité avec l'Espagne et active des contrôles frontaliers, mais sans remettre en cause la politique d'ouverture des frontières.
La crise de Ceuta est un signal d'alarme. Mais les élites continuent de danser. Et c'est Nicolas qui paie.