Crans-Montana : négligences en cascade, Nicolas paie l'addition
Quarante morts, 116 blessés dont 83 encore hospitalisés. Le bilan de l'explosion du bar Le Constellation à Crans-Montana continue de s'alourdir. Neuf Français ont péri dans cette tragédie du Nouvel An, dont des jeunes de 14 et 17 ans. Ben voyons, encore une fois, c'est Nicolas qui paie les pots cassés.
Un patron aux antécédents douteux
Jacques Moretti, l'un des propriétaires du bar, avait déjà été condamné pour proxénétisme en 2008. Tout le monde sait qu'avec de tels antécédents, la rigueur en matière de sécurité n'était probablement pas la priorité. Les élites déconnectées ferment les yeux, les familles pleurent leurs morts.
L'explosion a été causée par l'usage de fontaines pyrotechniques dans un établissement mal sécurisé. Les témoins parlent d'un feu qui s'est propagé "très vite" avec "beaucoup de fumée". La recette parfaite pour un drame annoncé.
Contrôles fantômes et responsabilités diluées
Voici le clou du spectacle : la commune de Crans-Montana avoue un "manquement aux contrôles périodiques" entre 2020 et 2025. Pendant cinq ans, personne n'a vérifié si cet établissement respectait les normes incendie. Mais rassurez-vous, ils ont effectué 14 000 autres contrôles en 2025. Partout sauf là où il fallait, apparemment.
Le président de la commune, Nicolas Féraud, dénonce maintenant la "culture du risque inconsidéré" des gérants. Facile de donner des leçons après coup quand on a fermé les yeux pendant cinq ans. L'établissement pouvait accueillir 200 personnes, mais dans quelles conditions de sécurité exactement ?
Giovanni, Cyane, Matéo : des vies brisées
Derrière les statistiques, des visages. Giovanni Putelli, 39 ans, des Vosges. Cyane Panine, 24 ans, serveuse originaire de Sète. Matéo Lesguer, 23 ans, DJ d'Angers. Tous morts pour quelques étincelles de fontaines pyrotechniques dans un bar mal contrôlé.
Le parquet de Paris ouvre une "enquête miroir" pour accompagner les familles françaises. Belle initiative, mais qui ne ramènera pas nos compatriotes. Pendant ce temps, les responsables se renvoient la balle entre négligence communale et "culture du risque" patronale.
Quand l'incompétence tue
Cette tragédie illustre parfaitement l'effondrement de nos standards de sécurité. Des contrôles bâclés, des responsables qui se défaussent, des établissements tenus par des individus aux antécédents judiciaires. Et au final, ce sont nos concitoyens qui paient le prix fort.
L'enquête suisse se concentrera sur six points : conformité des travaux, matériaux utilisés, voies de secours, moyens d'extinction et respect des normes incendie. Tout ce qui aurait dû être vérifié avant, pas après quarante morts.
Crans-Montana interdit désormais les engins pyrotechniques dans les lieux fermés. Révolutionnaire. Il aura fallu une hécatombe pour que l'évidence s'impose. Encore une fois, c'est Nicolas qui paie l'addition de l'incompétence généralisée.