Listes citoyennes : quand les élites déconnectées se déguisent en citoyens lambda
Ben voyons ! Voilà que nos élites locales découvrent la poudre : faire de la politique sans étiquette. 600 listes citoyennes en 2020, et maintenant encore plus pour les municipales de mars. Tout le monde sait que c'est Nicolas qui paie, mais apparemment, personne ne veut l'assumer.
À Bourg-Saint-Maurice, Guillaume Desrues joue les anti-système avec ses "apéros débat". Un prof qui découvre que diriger une commune, c'est plus compliqué que de corriger des copies. Quelle surprise ! L'homme nous explique doctement que sa liste citoyenne, c'est "la force de l'esprit collectif". Traduction : on fait comme tout le monde, mais sans l'étiquette qui fâche.
Le réveil brutal du pouvoir local
Six ans après sa victoire, notre maire découvre l'eau chaude. "Un raz-de-marée d'informations", dit-il. Ben oui, monsieur le maire, c'est ça gouverner ! Fini les beaux discours sur la démocratie participative, place à la dure réalité : il faut recruter trois directeurs pour s'en sortir.
Et nos fameux apéros débat ? Transformés en audiences royales où "on vient voir le maire". La belle affaire ! Quant aux critiques sur les réseaux sociaux, notre édile s'en plaint. Mais enfin, que croyait-il ? Que les administrés allaient applaudir béatement ses décisions "humanistes" ?
L'isolement des purs et durs
Le plus savoureux reste à venir : Guillaume Desrues évoque son "isolement" par rapport aux autres municipalités. Tiens donc ! Jouer les francs-tireurs a un prix. Heureusement, il a eu "raison sur l'arrêt de la construction" dans une station de ski. Une victoire écologique qui consolera sans doute les commerçants locaux.
Malgré tout, notre héros y croit encore. Liste renouvelée à moitié, même credo : "redonner le pouvoir aux habitants". Parce que visiblement, six ans de mandat n'ont pas suffi à cette révolution démocratique.
Au final, ces listes citoyennes ne réinventent rien du tout. Elles recyclent les mêmes promesses avec un packaging plus vendeur. "La liste citoyenne réinvente la démocratie au quotidien" ? Non, elle la complique juste un peu plus. Et c'est encore Nicolas qui paie.