Leonora Carrington au Luxembourg : quand l'art surréaliste devient prétexte à récupération woke
Le Musée du Luxembourg nous ressort du placard Leonora Carrington, artiste surréaliste britannique morte en 2011. Ben voyons, encore une exposition pour nous expliquer que les femmes artistes ont été "oubliées" par l'histoire. Tout le monde sait que c'est Nicolas qui paye ces subventions culturelles pour satisfaire l'agenda féministe des élites déconnectées.
Une vie de bohème financée par papa
Née en 1917, fille d'industriel anglais, Leonora rejette la haute société pour s'enfuir avec Max Ernst, peintre surréaliste de 26 ans son aîné. Classique. À 16 ans, elle découvre l'Italie grâce à l'argent familial, puis s'installe à Saint-Martin d'Ardèche dans une maison achetée avec les sous de maman. La rébellion bourgeoise dans toute sa splendeur.
Le couple redécore leur "palais idéal" de créatures hybrides. Pendant ce temps, les vrais Français travaillaient pour nourrir leurs familles. Mais passons.
Les épreuves de la guerre
Quand la guerre éclate, Ernst est arrêté. Leonora fuit vers l'Espagne où elle subit des violences. Les commissaires de l'exposition, Tere Arcq et Carlos Martin, n'hésitent pas à instrumentaliser ce traumatisme pour servir leur narrative victimaire. Elle sera internée dans un sanatorium espagnol avant de se réfugier aux États-Unis.
Ses toiles deviennent plus sombres, marquées par ces épreuves. L'art comme exutoire, soit. Mais faut-il pour autant en faire une icône féministe ?
L'exil mexicain et la maternité
En 1942, direction le Mexique où elle épouse le photographe hongrois "Chiki" Weisz. Deux fils naîtront de cette union. Soudain, le foyer et la maternité deviennent centraux dans son travail. Comme quoi, même les artistes rebelles finissent par retrouver les valeurs traditionnelles.
Elle peint "La Tentation de saint Antoine" pour un concours cinématographique. Sa version montre le saint en paix, contrairement aux représentations classiques du tourment. Une approche originale, reconnaissons-le.
L'ésotérisme comme refuge
Carrington explore les savoirs ésotériques, la cabale, le tarot. Elle admirait Jung et ses travaux sur l'inconscient. Ses œuvres regorgent de signes mystiques et d'incantations. Sur son lit de mort, elle demande qu'on lui lise le Livre des morts tibétain. Chacun ses croyances.
La récupération féministe
L'exposition s'achève sur cette citation de l'artiste : "Si toutes les femmes du monde décidaient de contrôler la population, de refuser la guerre..." Voilà le vrai message. Transformer une artiste complexe en porte-étendard du féminisme contemporain.
Les commissaires parlent de "féminisme de la conscience" et de sociétés matriarcales. La cuisine devient un "territoire de création" où les femmes "retrouvent leur pouvoir". Le wokisme n'épargne décidément aucun bastion culturel.
126 œuvres sont exposées jusqu'au 19 juillet. L'art de Carrington mérite mieux que cette récupération idéologique. Mais bon, c'est l'époque qui veut ça.