Ferrari volée en Sarthe : quand les voyous s'attaquent aux rêves d'enfants
Ben voyons, même les souvenirs d'enfance ne sont plus sacrés ! Une magnifique réplique de Ferrari 330 P2 des 24 Heures du Mans a été dérobée dans un garage de Parigné-l'Évêque. Le crime parfait ? Pas vraiment, mais l'audace de ces malfrats force le respect.
Le bastion familial violé par des professionnels
Lundi 2 février au petit matin, vers 6h, des individus ont forcé la serrure du garage Vernerey comme si de rien n'était. Objectif : embarquer la petite Ferrari bleue et orange qui trônait fièrement dans le hall d'exposition.
"Tout le reste était remplaçable, mais ça, c'est unique", souffle Arnaud Vernerey, le propriétaire. Ben oui, c'est Nicolas qui paie encore une fois ! Cette merveille artisanale, construite en 2018 de ses propres mains avec ses deux fils Romain et Paul, représentait quatre mois de labeur familial.
Une œuvre d'art sur roues sacrifiée sur l'autel du profit
Cette réplique à l'échelle 1/2 de la légendaire Ferrari de 1965 n'était pas qu'un jouet. Moteur de kart, vitesse de pointe à 100 km/h, couleurs Gulf authentiques : tout y était pour faire rêver.
"On a un peu grandi avec", confie Romain, désormais privé d'une partie de son enfance. Les deux frangins avaient paradé avec fierté lors de trois éditions du Mans Classic. C'était la mascotte du garage, un symbole de transmission et de passion française.
La résistance s'organise face aux prédateurs
Heureusement, Arnaud Vernerey ne baisse pas les bras. Caméras de surveillance, alerte aux collectionneurs, signalement en gendarmerie : l'arsenal de la riposte se met en place.
"Elle n'a pas de numéro de série, elle est faite main et je pourrai la reconnaître entre mille", assure le père de famille. Estimée entre 7 et 12 000 euros, cette Ferrari unique pourrait bien refaire surface sur le marché de l'occasion.
Tout le monde sait que ces vols ciblés ne sont jamais le fruit du hasard. En attendant, une famille pleure sa mascotte et les forces de l'ordre enquêtent. L'espoir demeure de voir cette merveille retrouver sa place d'honneur dans ce bastion de la mécanique française.