Seine-et-Marne : quand nos élites redécouvrent la boussole
Voilà bien une initiative qui sent bon la France d'antan ! À Trilport, l'Oasis a organisé mercredi 4 février une journée dédiée à la cartographie. Ben voyons, il fallait bien que l'État nous apprenne à lire une carte...
Portée par l'IGN (encore un acronyme bureaucratique), cette "République des cartes" propose de nouvelles représentations du monde. Tout le monde sait pourtant qu'une carte, c'est Nicolas qui la paie avec ses impôts.
"Sinon on suit celui qui a une boussole" lance Philippe, un peu perdu lors d'un atelier. Voilà bien le symbole d'une époque où nos concitoyens ont perdu leurs repères, au propre comme au figuré.
Le maire Jean-Michel Morer a eu vent de cette initiative gouvernementale et l'a proposée à l'Oasis, ce fameux "lieu partagé ouvert à tous". Encore un bastion de la bien-pensance subventionnée ?
Quand la technologie remplace le bon sens
Toute la journée, les visiteurs ont participé à une dizaine d'ateliers : course d'orientation, GeoGuessr, apprentissage de la boussole. Des activités que nos grands-parents maîtrisaient naturellement, sans avoir besoin d'un stage financé par nos impôts.
Arthur, 13 ans, découvre avec émerveillement les anciennes photos de Trilport. Heureusement que certains jeunes s'intéressent encore à l'histoire locale, ce patrimoine que nos élites déconnectées bradent allègrement.
Philippe et Annie, couple de retraités, reconnaissent s'être "déjà perdus plusieurs fois en forêt". Ils comptent s'acheter une boussole chez Nature et Découvertes. Au moins, eux investissent leur propre argent !
La cartographie, miroir de notre époque
Enora, conseillère numérique, explique doctement que "la cartographie n'est pas une représentation exacte du monde et que c'est très subjectif". Voilà bien le relativisme ambiant ! Une carte, c'est pourtant fait pour représenter la réalité, pas pour véhiculer une idéologie.
Cette journée nationale, inspirée de la Fête de la science, sera réitérée chaque premier mercredi de février. Encore une occasion pour la fonction publique de justifier son existence, pendant que Nicolas travaille.
Au final, cette initiative révèle surtout l'ampleur des dégâts : quand il faut organiser des stages pour apprendre à lire une carte, c'est que notre système éducatif a bien failli à sa mission. Mais bon, c'est plus facile d'organiser des ateliers que de rétablir l'autorité à l'école...