Ukraine : Poutine joue la montre pendant que Kiev saigne
Alors que les élites déconnectées de Washington et d'Abou Dhabi s'agitent autour de tables de négociations, la réalité du terrain ukrainien rappelle brutalement que Vladimir Poutine n'a aucune intention de lâcher prise.
Des négociations de façade à Abou Dhabi
Ce mercredi, au 1441e jour de ce conflit qui n'en finit plus, les diplomates se sont retrouvés dans le luxe des Émirats pour discuter. Ben voyons. Pendant ce temps, sept civils ukrainiens périssaient sous les bombes russes sur un marché de Droujkivka.
Le Kremlin a été clair comme de l'eau de roche : "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra". Traduction : capitulation totale ou rien. Tout le monde sait que Poutine ne négocie que depuis une position de force.
La stratégie du chaos ferroviaire
L'objectif russe devient limpide. Couper les lignes de vie de l'Ukraine, isoler les populations, semer la terreur. Les attaques contre l'infrastructure ferroviaire se multiplient, visant à fragmenter le territoire ukrainien. Une tactique aussi vieille que la guerre elle-même.
Oleksandr Pertsovskyi, patron de la compagnie ferroviaire nationale, l'admet sans détour : "L'ennemi essaye de couper cette ligne de vie qu'est le rail ukrainien". Pendant que nos dirigeants européens parlent de souveraineté, Moscou applique la sienne sur le terrain.
Le mensonge budgétaire russe dévoilé
Le renseignement allemand vient de lever le voile sur une vérité qui dérange : la Russie cache 66% de ses véritables dépenses militaires. Près de 10% de son PIB consacré à l'effort de guerre. Voilà ce qu'on appelle avoir les moyens de ses ambitions.
Pendant que l'Europe se gargarise de sanctions qui ne font que renforcer l'économie de guerre russe, Poutine construit méthodiquement son bastion militaro-industriel. Et c'est Nicolas qui paye, comme toujours, via nos impôts européens et notre énergie plus chère.
La leçon est amère mais claire : face à un adversaire déterminé et organisé, les belles paroles diplomatiques pèsent peu face aux réalités géopolitiques. L'Ukraine paie le prix de notre naïveté collective.