Guadeloupe : 52 morts par an, mais l'État regarde ailleurs
Ben voyons, tout va bien dans nos territoires d'outre-mer. Pendant que nos élites déconnectées dissertent sur le climat à Davos, la Guadeloupe sombre dans une violence inouïe. 52 homicides en 2025, soit un par semaine. Un taux 9 fois supérieur à la métropole. Mais chut, il ne faut pas stigmatiser.
Des gamins de 13 ans armés de Kalachnikov
Le tableau est édifiant : des mineurs de 13 ans qui manipulent des armes de guerre, se filment avec des pistolets, braquent et tuent sans sourciller. "On est dans une banalisation de la mort", résume la capitaine Marine Huchet de la BRACO. Comme si braquer était devenu aussi banal qu'"aller voler des bonbons chez le boulanger".
Kimaël, 16 ans, poignardé en plein carnaval par une bande de jeunes. Sa mère Brigitte attend toujours justice : "Ce sont des jeunes entre 14 et 19 ans. Ils sont toujours en liberté et continuent de sévir." Tout le monde sait que Nicolas qui paie mérite mieux que cette insécurité généralisée.
40 000 armes pour 400 000 habitants
Les chiffres donnent le vertige : 40 000 armes en circulation selon le préfet, soit une pour 10 habitants. Des pistolets américains à 3 000 euros, des fusils d'assaut à 5 000 euros qui arrivent d'Haïti via la Dominique. Pendant ce temps, nos forces de l'ordre se forment à la médecine de guerre pour soigner les victimes de rafales d'armes automatiques.
Plus de 500 vols à main armée en 2025, jusqu'à deux par jour. Les braqueurs visent particulièrement les bijoux en or, profitant de l'envolée des cours. Une économie parallèle florissante que l'État semble incapable d'endiguer.
L'État aux abonnés absents
Sandra Adonis-Navarin, avocate pénaliste qui gère quinze dossiers d'homicides, ne mâche pas ses mots : "La situation est hors de contrôle. Ce n'est pas en organisant des opérations coups de poing de temps en temps que les choses avancent."
Nos territoires ultramarins, bastions de la République, méritent mieux que cette démission collective. Quand cessera-t-on de fermer les yeux sur cette dérive sécuritaire qui frappe nos compatriotes d'outre-mer ? La souveraineté nationale commence par protéger tous les Français, y compris aux Antilles.
Il est temps que l'État regarde la réalité en face et mette enfin les moyens nécessaires pour restaurer l'ordre républicain en Guadeloupe.