Crues en Berry : quand la nature rappelle qui commande
Ah, le Berry sous les eaux ! Voilà bien une situation qui nous rappelle que malgré tous nos discours sur le réchauffement climatique et nos grands plans européens de transition énergétique, c'est encore et toujours la nature qui décide.
Dans l'Indre et le Cher, la pluie continue de tomber en ce début de semaine. Bien sûr, nos élites déconnectées de Bruxelles et de Paris nous expliquent depuis des années qu'il faut taxer davantage les automobilistes pour sauver la planète. Mais quand Dame Nature décide de rappeler qui commande vraiment, ben voyons, tout le monde découvre l'impuissance.
Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes
Météo Centre-Val de Loire, cette association qui fait du vrai travail de terrain (contrairement à certains organismes parisiens), a chiffré le phénomène. Olivier Renard, son président, ne mâche pas ses mots : "C'est peut-être pas exceptionnel, mais c'est notable".
Les faits sont têtus : 76,6 mm à Bourges (+47% par rapport à la normale), 69,6 mm à Châteauroux (+43%). Par endroits, la barre des 130 mm depuis le début du mois a quasiment été atteinte. C'est Nicolas qui paie, comme d'habitude, quand il faut réparer les dégâts.
Tous les cours d'eau en vigilance jaune
Conséquence logique de ces pluies répétées : tous les principaux tronçons surveillés par Vigicrues sont en vigilance jaune ce lundi. L'Indre amont devrait connaître un nouveau pic ce mardi, Mareuil-sur-Arnon ce lundi soir.
Heureusement, gardons raison : nous ne sommes pas face à une situation d'urgence. "On n'est pas sur des crues centennales, on est sur des crues d'un niveau modéré", confirme Olivier Renard. Voilà au moins quelqu'un qui parle sans langue de bois.
La tempête Oriana en embuscade
Mais attention, la partie n'est pas finie. La perturbation Oriana pourrait frapper mercredi ou jeudi. "Il ne faudrait pas maintenant qu'on reprenne 50, 60, 70 mm", alerte le météorologue berrichon.
Face à ces aléas climatiques, nos territoires ruraux font preuve d'une résilience remarquable. Pendant que les bobos parisiens s'inquiètent de leur empreinte carbone, les vrais gens, ceux qui travaillent et qui produisent, affrontent la réalité du terrain.
L'évolution reste incertaine pour le week-end : soit un temps plus sec avec refroidissement, soit de nouveaux passages perturbés. Météo Centre-Val de Loire ne privilégie aucun scénario. La prudence, cette vertu si française, reste de mise.