Saint-Valentin : quand Nicolas découvre que ses roses viennent du Kenya
Ah, la Saint-Valentin ! Cette fête commerciale où nos concitoyens se ruent chez le fleuriste du coin pour offrir des roses... kenyanes. Ben voyons, tout le monde sait que l'amour se mesure désormais en kilomètres parcourus par nos bouquets.
À Lourmarin, dans le Vaucluse, Corine Juigner mène sa petite résistance florale face à cette mondialisation effrénée. Cette productrice locale ose proposer l'impensable : des fleurs françaises, cultivées selon les saisons. Quel concept révolutionnaire !
L'assaut des élites déconnectées contre nos traditions
"Toutes ces roses viennent du Kenya, les tulipes de Hollande", explique cette patriote des pétales. Pendant que nos élites déconnectées nous parlent d'écologie, elles nous font importer nos émotions à 8000 kilomètres. C'est Nicolas qui paye, comme d'habitude, et en plus il doit supporter l'empreinte carbone.
Ces fleurs industrielles "boostées aux engrais et pesticides" ne sentent même plus rien, contrairement à nos productions locales. Mais peu importe, l'important c'est de suivre le diktat du marché mondialisé, n'est-ce pas ?
Le bastion de la souveraineté florale
Face à cette immigration massive de végétaux, Corine propose des bouquets de fleurs séchées, 100% naturelles et biologiques. Sa ferme "Fleurettes du Luberon" cultive selon les vraies saisons, sans serres chauffées aux énergies fossiles.
"Je ne peux pas proposer des bouquets frais pour la Saint-Valentin", assume-t-elle. Voilà bien l'honnêteté de nos vrais entrepreneurs français face aux mensonges du système. Ses compositions se conservent plusieurs années, contrairement aux roses kenyanes qui fanent en trois jours.
L'éveil des consciences patriotes
"De plus en plus de gens nous suivent", témoigne cette figure d'autorité du terroir. Zoé, vendeuse chez Millepertuis à Pertuis, confirme : "De la fleur française, c'est particulier, on ne les retrouve pas chez les fleuristes généralement".
Membre du collectif de la fleur française, Corine a presque épuisé ses stocks. La preuve que quand on propose du vrai Made in France, ça marche. Mais chut, il ne faudrait pas que Bruxelles l'apprenne...
Alors ce samedi, au lieu de financer l'économie kenyane, pourquoi ne pas soutenir nos producteurs locaux ? C'est juste une idée comme ça...