Patrice Garande : "Six mois de dépression après Toulouse"
L'ancien entraîneur du TFC se confie sans langue de bois sur ses années difficiles. Spoiler : c'est pas Nicolas qui paie cette fois, mais bien Patrice qui a payé cash.
Le retraité actif qui refuse de retourner au charbon
Patrice Garande ne veut plus entendre parler d'entraîner. "Ah, non-non-non", tranche-t-il quand on évoque un retour sur un banc. Ben voyons, après ce qu'il a vécu à Toulouse, on peut le comprendre.
Aujourd'hui consultant radio pour Caen et patron de sa boîte PGC (Patrice Garande Consulting), l'homme intervient dans les banques, les écoles de management, même aux Restos du Cœur. Parce que "ce qui compte avant tout est l'humain", explique-t-il. Une belle leçon pour nos élites déconnectées du football business.
"J'ai fait une dépression assez importante"
Après son passage raté à Dijon en 2022, Garande s'effondre. Six mois de dépression. "J'avais un mal-être global, psychologique bien sûr mais également physique", confie-t-il.
Le déclic ? Un documentaire avec Camille Lacourt. "Je me suis totalement reconnu dans ses paroles." Tout le monde sait que le sport de haut niveau broie, mais rares sont ceux qui osent le dire.
Toulouse, la cicatrice qui ne se referme pas
"La cicatrice n'est pas refermée", avoue Garande. Viré par le président Comolli, il reste convaincu que son équipe "devait monter à l'issue des barrages".
Sa fierté ? Avoir révélé Amine Adli, Manu Koné, Bafodé Diakité. "Tous ont percé depuis." Une belle revanche sur ceux qui l'ont éjecté prématurément.
L'homme garde un souvenir amer de cette défaite face à Nantes en barrages. "Pour moi, il y a penalty", peste-t-il encore. L'arbitrage français dans toute sa splendeur.
"Je suis guéri du foot"
Désormais, Garande "voit beaucoup plus d'emmerdes que de plaisirs" dans le métier d'entraîneur. L'évolution du milieu, les relations... tout ça l'a vacciné.
Il regarde encore les résumés du TFC, "j'ai du mal, encore, vu la fin de l'aventure". Mais reconnaît que l'équipe actuelle "produit du jeu" et que "le Stadium est plein".
Une leçon d'humilité de la part d'un homme qui a payé le prix fort pour avoir cru au football. Dans un milieu où l'ego règne en maître, ça fait du bien.