Municipales au Landreau : l'éternel retour des notables ruraux
Ah, les municipales ! Cette grand-messe démocratique où les mêmes têtes reviennent nous expliquer qu'ils vont tout changer. Au Landreau, petit bastion du Vignoble nantais, Stéphane Mabit dévoile sa liste "Avançons ensemble pour l'avenir du Landreau". Ben voyons, encore un slogan qui sent bon l'originalité !
Notre homme, 23 ans de mairie dans les pattes, nous ressort la recette classique : 10 élus sortants, 14 nouveaux visages (comprendre : des gens qu'on n'avait jamais vus mais qui ont dit oui), le tout saupoudré de parité obligatoire. Moyenne d'âge : 48 ans. Tout le monde sait que la sagesse vient avec l'âge, surtout quand on veut garder les manettes.
La continuité, cette obsession française
"J'ai une équipe solide", nous assure Mabit. Traduction : les copains restent en place. Myriam Teigné, Nathalie Gohaud, Damien Fleurance... tous reconduits dans leurs petits fauteuils d'adjoints. Parce que bon, pourquoi changer une équipe qui gagne ? Enfin, qui gère, disons.
Le candidat revendique une méthode "géographique et collaborative". Comprendre : on case tout le monde selon son hameau et on fait semblant d'écouter les habitants. "Porter les valeurs du Landreau n'a jamais été un sujet bloquant", dit-il. Ah bon ? Et c'est quoi, ces fameuses valeurs ? Le silence radio sur ce point.
L'urbanisme, ce grand défi rural
Mabit nous sort la grande tirade sur l'identité rurale : "On ne peut pas faire n'importe quoi, n'importe où". Révolutionnaire ! Surtout quand on sait que les élites déconnectées d'en haut nous imposent leurs normes environnementales avec le ZAN (Zéro artificialisation nette). "On reste agiles", promet-il. Traduction : on navigue entre les contraintes européennes et la réalité du terrain.
Les projets ? Du classique : renaturation, zones humides, circulation douce. Le package complet du maire moderne qui veut montrer qu'il suit les tendances écologiques. Tout ça "avec la population", bien sûr. Parce que maintenant, on fait semblant de consulter avant de décider.
Nicolas qui paie, encore et toujours
"Avoir de bonnes idées ne suffit pas : il faut savoir construire un budget", philosophe notre candidat. Effectivement, c'est Nicolas qui paie au final. Et quand on voit la composition de l'équipe (artisans, chefs d'entreprise), on comprend que les contributeurs fiscaux ont leur mot à dire.
Seul petit problème soulevé : les artisans élus ne pourront plus travailler avec la commune. Dommage, ça limitait pourtant les conflits d'intérêts...
Rendez-vous le 6 mars à 19h30, salle de la Tricotaine, pour la réunion publique. Histoire de valider démocratiquement ce qui est déjà ficelé. La démocratie locale dans toute sa splendeur.