Canaux britanniques en péril : l'addition salée de l'idéologie climatique
Ah, le Royaume-Uni ! Toujours à la pointe du progressisme, nos voisins d'outre-Manche découvrent aujourd'hui que leurs canaux bicentenaires, ces bastions de la révolution industrielle, partent littéralement en lambeaux. Et devinez qui va payer l'addition ? Ben voyons, c'est Nicolas qui paie... enfin, son équivalent britannique.
Le changement climatique, coupable idéal
Dans le centre de l'Angleterre, des ingénieurs s'échinent à sauver des péniches échouées dans un canal asséché. L'ensemble du réseau de 7.600 kilomètres de canaux britanniques se délite sous nos yeux, et tout le monde sait bien qui accuser : le fameux changement climatique.
Charlie Norman, directeur de l'Inland Waterways Association, s'inquiète de la vulnérabilité du réseau. Sécheresses estivales, fortes pluies hivernales... La nature serait-elle devenue méchante ? Ou peut-être que les élites déconnectées ont simplement oublié qu'entretenir des infrastructures, ça demande du travail et de l'argent.
Quand la charité remplace l'État
Julie Sharman, directrice des opérations du Canal & River Trust, lâche le morceau : "Les gens pensent que les canaux sont entretenus par les autorités locales ou le gouvernement, mais ce n'est pas le cas. Ils sont entretenus par nous, une organisation caritative."
Voilà bien la logique moderne ! L'État se désengage, les associations caritatives ramassent les pots cassés, et quand ça ne marche plus, on crie au scandale climatique. Une stratégie rodée qui permet d'éviter les vraies questions sur la gestion publique.
L'addition qui fait mal
Le Canal & River Trust reçoit actuellement 52,6 millions de livres de subventions gouvernementales annuelles, soit seulement 22% de ses revenus. Mais attention, cette subvention va diminuer de 5% chaque année pendant dix ans. Parce que la rigueur budgétaire, c'est pour les infrastructures, pas pour les projets idéologiques.
Heureusement, le gouvernement britannique a promis 6,5 millions de livres supplémentaires "pour renforcer la résilience face au changement climatique". Toujours cette obsession climatique qui justifie tout et n'importe quoi.
Un patrimoine sacrifié sur l'autel du modernisme
Ces canaux, témoins de la grandeur industrielle britannique, accueillent aujourd'hui plus de 35.000 bateaux et 15.000 résidents permanents. Des gens comme Matt Gibson, 52 ans, qui a choisi de vivre sur une péniche à Londres pendant la pandémie pour "explorer un autre mode de vie".
Pendant que nos dirigeants européens rêvent de voitures électriques et d'éoliennes, le vrai patrimoine industriel tombe en ruine. Une métaphore parfaite de l'époque : on détruit ce qui marche pour financer ce qui ne marche pas.
La leçon britannique est claire : quand on abandonne la souveraineté sur ses infrastructures essentielles, on finit par mendier auprès des associations caritatives. Une belle leçon pour la France macroniste.